C'est arrivé le 14 juin 1864 - Naissance d'Alois Alzheimer

C'est arrivé le 14 juin 1864Naissance d'Alois Alzheimer

14.06.2015
  • C'est arrivé le 14 juin 1864 - Naissance d'Alois Alzheimer-1
Aloïs Alzheimer est né le 14 juin 1864, à Markbreit, petit village bavarois près de Würzburg . Après des études de médecine à Tübingen, Berlin et Wurtzbourg, Alzheimer passe sa thèse de doctorat à Francfort-sur-le-Main en 1887. Elle est consacrée aux " glandes cérumineuses" et c'est l'occasion pour Alzheimer de réaliser ses premières plaques histologiques.
 
L'année suivante, il est nommé médecin assistant à l'hôpital spécialisé des maladies mentales et épileptiques de Francfort et commence à faire des recherches sur la psychose et l'épilepsie, mais, surtout, sur les démences d'origine dégénérative ou vasculaire. Il est bientôt rejoint, en mai 1889, par un autre passionné de neuropathologie, Franz Nissl, qui fait découvrir à Alzheimer les nouvelles techniques histologiques pour l'étude des pathologies nerveuses (coloration à l'aniline et imprégnations argentiques).
Alois Alzheimer

 
Aloïs Alzheimer se marie en 1895 mais sa femme meurt très vite en 1901 en lui laissant trois enfants. Cette même année 1901 Alzheimer va commencer à suivre une femme de 48 ans, Auguste D. Elle présente une symptomatologie variée associant une dégradation progressive de ses facultés cognitives : difficultés de mémoire et de compréhension, aphasie, désorientation, comportements incohérents et imprévisibles, hallucinations, confusion mentale... Le neuropsychiatre allemand ne va plus cesser de s’intéresser au cas de cette patiente jusqu'à la mort de celle-ci, en avril 1906, des suites d'une septicémie.
 
Le cas Auguste Deter
Entretemps, en 1903, Alzheimer a suivi le Pr Emil Kraepelin. à la Clinique psychiatrique royale de Munich pour y intégrer son équipe de chercheurs, ce qui ne l'empêche pas de suivre à distance l'évolution du cas d'Auguste Deter. En apprenant sa mort, Alzheimer demande qu'on lui envoie le cerveau de "sa" patiente afin de pouvoir l'autopsier. Il demande aussi à recevoir le dossier médical de la malade qu'il va annoter méticuleusement. Celui-ci, très complet, se compose de trente-deux feuillets : fiche d'admission, attestation, tentative d'écriture par la patiente avec cette note "trouble de l'écriture d'origine mnésique", ainsi que les symptômes détaillés au cours des quatre premiers jours d'hospitalisation.
Auguste Deter

 
On y lit : "Elle s'assoit sur son lit, l'air hébété. Quel est votre nom? Auguste. Votre nom de famille? Auguste. Quel est le nom de votre mari? Auguste, je crois. Votre mari? Ah, mon mari. Elle semble ne pas comprendre la question. Êtes-vous mariée? A Auguste. Madame D.? Oui, Oui, Auguste D. […] Quand on lui montre des objets, elle ne se souvient pas, après un court instant, ce qu'elle a vu. Entre-temps, elle parle continuellement de jumeaux. Quand on lui demande d'écrire, elle tient le livre de telle façon qu'on a l'impression qu'elle a perdu une partie du champ visuel droit […] Désordre de l'écriture d'origine amnésique. Dans la soirée, son discours spontané est plein de déraillements paraphrastiques et de persévérations."
 
Anomalie des fibrilles
En examinant le cerveau de la malade, Alzheimer va y découvrir les anomalies des fibrilles qui deviendront caractéristiques de la maladie. à partir de ses observations Alzheimer va pouvoir décire pour la première fois les symptômes de la dégénérescence corticale et l'analyse histologique du cerveau en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. Alzheimer publirera un deuxième cas identique en 1911.
 
En 1912, Alzheimer est nommé directeur de la clinique psychiatrique de l'université Freidreich-Wilhelm de Breslau (aujourd'hui Wroclaw, en Pologne). Mais alors qu'il est au sommet de sa carrière, le neuropsychiatre meurt prématurément le 15 décembre 1915, à Breslau, à l'âge de 51 ans, des suites des complications rénales et cardiaques d'un rhumatisme articulaire aigu.
 
Après la mort d'Alzheimer il reviendra au Pr Emil Kraepelin, dans son renommé "Traité de Psychiatrie" d'individualiser la "maladie d'Alzheimer". Il s'agit pour lui d'une "démence du sujet jeune, rare et dégénérative", laissant au terme de "démence sénile", les démences vasculaires du sujet âgé.
 
Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Congrès Isnar

En direct du Congrès de l'Isnar-IMG Agnès Buzyn rassure les internes sur la coercition, mais botte en touche sur les conditions de travail

Après un rendez-vous manqué l’année dernière à cause des intempéries, la ministre de la Santé était cette année bien présente physiquement au 20e Congrès de l’Intersyndicale des internes de...4

Neuf patients sur dix utilisent le numérique pour gérer leur maladie chronique

.

Les nouvelles technologies sont devenues incontournables pour les patients atteints de maladies chroniques. Elles permettent notamment de... Commenter

[Sondage] Le syndicalisme médical et vous

Poing levé

Êtes-vous syndiqué(e) ? Pourquoi ce choix ? Qu'attendez-vous d'un syndicat ? Donnez votre avis en répondant à ce questionnaire ! Chargement... Commenter

Gastro-entérologie LE BON USAGE DES INHIBITEURS DE LA POMPE À PROTONS Abonné

IPP

Les IPP ont révolutionné la prise en charge des maladies liées à l’acide gastrique. Mais 60 % des prescriptions sont hors AMM, selon... Commenter

Prévention DIABÈTE : À QUOI SERT LE CONTRÔLE DES FACTEURS DE RISQUE ? Abonné

Diabète

Cette étude du NEJM, menée en vraie vie, suggère que lorsque tous les facteurs de risque d’un patient DT2 sont contrôlés, la probabilité de... Commenter

A découvrir