Un quart des cigarettes vendues en France échappent aux buralistes de l’hexagone

Un quart des cigarettes vendues en France échappent aux buralistes de l’hexagone

31.05.2015
  • Un quart des cigarettes vendues en France échappent aux buralistes de l’hexagone-1

La France est devenue en 2014 le pays de l'Union européenne dans lequel la consommation de cigarettes vendues illégalement a été la plus importante. Ce sont les fabricants de tabac qui le disent sur la foi d’une enquête commandée à KPMG. Selon celle-ci, le nombre de cigarettes procurées illégalement et consommées en France a atteint 8,89 milliards en 2014, soit 14,7% de la consommation totale estimée, alors qu'il est en baisse de 8% par rapport à l'an dernier.

Sur ce total, la part de cigarettes contrefaites est minime (1,3%), selon l'étude de Philip Morris, Imperial Tobbaco, JTI et BAT. Si l'on prend en compte les achats faits légalement à l'étranger (+15%), notamment en Espagne et en Belgique, le nombre de cigarettes non vendues par les débitants de tabac français a atteint 26,3% de la consommation nationale, un "niveau record" estime Philip Morris dans un communiqué. "Il est encourageant de constater que, grâce aux efforts conjoints des services des douanes, de police et de gendarmerie, le commerce illicite (contrebande et contrefaçon) est en légère baisse depuis 2013", reconnaît néanmoins l'industriel. Les cigarettes commercialisées par les buralistes ont par ailleurs chuté à 45 milliards en 2014, soit une baisse de 5% par rapport à l'an dernier, alors que les prix moyens sont eux passés de 6,50 euros à 6,74 euros.

Dans un communiqué, le Comité national contre le tabagisme (CNCT) a contesté des chiffres "toujours plus alarmistes" sur la question du commerce illicite des produits du tabac. L'association affirme de son côté que "les produits de contrebande sont fabriqués par les industriels qui en tirent un bénéfice majeur quand ils ne sont pas directement à la manoeuvre pour organiser le commerce illicite". "L'objectif est clair", assure le CNCT, à savoir "se présenter comme des victimes de ces trafics et empêcher l'adoption de mesures de santé publique".

Source : Legeneraliste.fr

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