Si « Le généraliste » était paru en mars 1905 - Le poids du cerveau des « grands hommes »

Si « Le généraliste » était paru en mars 1905Le poids du cerveau des « grands hommes »

12.03.2015
  • Le poids du cerveau des « grands hommes » - 1

    Le poids du cerveau des « grands hommes »

« M. Poirier, professeur d’anatomie à la Faculté, a fait le jeudi 9 mars, à la Sorbonne, sous le patronage de la Société des Amis de l’Université, une conference sur le cerveau des grands hommes.

Le conférencier a rappelé les efforts faits pour établir une connexion entre le poids du cerveau et la valeur intellectuelle. Le poids moyen du cerveau de la femme (1 200 g) n’est inférieur à celui de l’homme (1 350 g) que parce que la femme est, en général, plus petite et plus légère, différence qui se fait aussi naturellement sentir sur la tête et le cerveau. C’est justement ce fait que le poids du cerveau, comme l’a montré M. Manouvrier, est en rapport avec l’âge, le poids et la taille qui rend impossible une comparaison des cerveaux en valeur absolue telle qu’on puisse chercher une proportionnalité avec l’intelligence.

Poids du cerveau de Gambetta : 1 294 g, poids de celui de Byron : 2 238 g !

Il ne faudrait comparer les cerveaux que lorsqu’ils appartiennent à des types anthropométriquement homogènes. M. Poirier a rappelé les poids des cerveaux d’hommes célèbres : Liebig (1 352 g), Bertillon (1 449 g), Gausse (1 492 g), duc de Morny (1 520 g), Schiller (1 781 g), Cuvier (1 829 g), Tourgueniev (2 012 g) et, sous réserves, Cromwell (2 231 g) et Byron (2 238 g) et, enfin, de Gambetta (1 294 g), ce dernier cerveau n’ayant d’ailleurs, été pesé qu’après un séjour assez long dans une solution conservatrice.

Les poids de ces cerveaux sont, en général, élevés mais il y a des cerveaux d’idiots qui sont encore plus lourds. La forme du cerveau, sa surface seraient sans doute les données les plus intéressantes, mais les documents font défaut. Il serait de la plus haute importance de posséder un très grand nombre de cerveaux qu’on puisse étudier à l’aise et ayant appartenu à des hommes qui n`ont pas besoin d’être des grands hommes, mais dont on ait pu connaître les qualités et les défauts d’esprit de leur caractère.

(Revue Scientifique, mars 1913)

Source : Legeneraliste.fr

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