C’est arrivé le…10 mars 1944 - Découverte d’un charnier au domicile du Dr Petiot

C’est arrivé le…10 mars 1944 Découverte d’un charnier au domicile du Dr Petiot

10.03.2015
  • Découverte d’un charnier au domicile du Dr Petiot - 1

    Découverte d’un charnier au domicile du Dr Petiot

Depuis plusieurs jours, les habitants de la rue Le Sueur, dans le XVIe arrondissement de Paris, sont incommodés par les odeurs pestilentielles s’échappant d’une cheminée d’un hôtel particulier situé au n°21.

« Des cadavres de nazis que je m’apprêtais à faire disparaître... »

Le 10 mars 1944, ils se décident donc à appeler les pompiers. Ceux-ci après avoir attendu vainement l’arrivée du propriétaire des lieux, le Dr Marcel Petiot, se décident à briser une fenêtre. Attirés par le ronflement d’une chaudière, ils descendent alors à la cave et découvrent, horrifiés, un empilement de corps dépecés prêts à être incinérés. Arrive alors Petiot qui, après s’être fait passer dans un premier temps pour son frère, se justifie auprès des policiers arrivés sur les lieux en expliquant qu’il s’agit là de cadavres de nazis qu’il s’apprêtait à faire disparaître… Une explication jugée suffisamment convaincante par les enquêteurs pour laisser libre Petiot qui en profite pour s’éclipser.

72 valises et 655 kg d’objets divers

Les investigations se poursuivent cependant au domicile de Petiot où 72 valises et 655 kilos d’objets divers sont retrouvés parmi lesquels le pyjama d’un petit garçon, René Kneller, signalé disparu comme ses parents et un mandat d’arrestation est lancé contre le sinistre docteur. Pendant ce temps, Petiot s’est engagé sous le pseudonyme de Valery dans les Forces Françaises de l’intérieur où devenu capitaine, il est affecté à la caserne de Reuilly.

Petiot finit par se trahir lui-même...

Petiot va finalement se trahir lui-même en demandant par lettre manuscrite un droit de réponse au journal Résistance qui avait publié un article intitulé : « Petiot, soldat du Reich ». La police retrouve ainsi sa trace et il est arrêté à la sortie d’une station de métro le 31 octobre 1944.

Petiot sera jugé à partir du 18 mars 1946. 27 assassinats lui sont reprochés alors qu’il en revendique lui-même 63, persistant à affirmer qu’il avait « tué pour la France » en « éliminant » des collabos et des Allemands. Mais il est bien incapable d’expliquer comment le fameux pyjama du petit René a été découvert dans les valises d’effets volés retrouvées chez lui, ni comment des personnes innocentes figurant sur le fichier des personnes disparues soient au nombre de ses victimes…

« Tarifs de groupe »

En fait, il se révélera que depuis 1943, Petiot, sous le nom du « Docteur Eugène » avait proposé à des personnes poursuivies par les Gestapo de les aider à passer en Argentine. Il leur demandait d’arriver de nuit rue Le Sueur avec valises, argent et bijoux pour payer leur passage. Aucun d’eux n’arrivera en Amérique du Sud... Les victimes de Petiot furent essentiellement des familles juives à qui il proposait des « tarifs de groupe » mais aussi des malfrats qui cherchaient à fuir la police. Au total, on estime que Petiot aurait soustrait l’équivalent de 30 millions d’euros à ses victimes... Malgré tous les efforts de Me René Floriot, le grand ténor du barreau, Petiot est condamné à la peine de mort le 4 avril 1946.

« Je suis un voyageur qui emporte ses bagages »

Petiot sera guillotiné à la prison de la Santé le 25 mai 1946 à l’aube. À l’avocat général venu le réveiller pour lui annoncer son exécution, Petiot lui lance un « Tu me fais chier… » avant de dire à son bourreau devant la guillotine « ça ne va pas être beau ». Enfin, quand on lui demanda s’il avait une dernière chose à déclarer, il se contenta d’un « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages ».

Source : Legeneraliste.fr

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