C’est arrivé le… 8 mars 1911 - Les empreintes digitales utilisées pour la première fois dans la détection d’un crime

C’est arrivé le… 8 mars 1911 Les empreintes digitales utilisées pour la première fois dans la détection d’un crime

08.03.2015
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    Les empreintes digitales utilisées pour la première fois dans la détection d’un crime

Un individu suspecté de vol fut mis en accusation à New York le 8 mars 1911 grâce à l’étude de ses empreintes digitales. À travers cet événement, c’est ici l’occasion de rendre hommage à tous les médecins qui se sont intéressés aux dermatoglyphes (terme inventé en 1923 lors d’un congrès de l’Association Américaine des Anatomistes) du doigt…

L’anatomiste Marcello Malpighi fut ainsi le premier, dès le XIIe siècle, à identifier les papilles dermiques et les pores exocrines des crêtes dermiques. Par la suite, elles furent dessinées par l’anatomiste hollandais, Govard Bidloo, dans son ouvrage illustré comprenant 105 planches « Anatomia Humani Corporis » (« Ontleding des menschelyken lichaams ») publié en 1685.

C’est Nehemia Grew, médecin , morphologiste et botaniste anglais qui va decrire le premier scientifiquement les dermatoglyphes dans un rapport pour la Royal Society.

En 1823, L’anatomiste tchèque Jan (ou Johannes) Evangelista Purkinje fut le premier à réaliser, à l’occasion de sa these, la classification des empreintes digitales en neuf formes fondamentales.

En 1880, le médecin britannique Henry Faulds publie, alors qu’il est en poste au Japon, un article dans la revue Nature sur l’intérêt d’utiliser les empreintes pour l’identification des criminels et est le premier à identifier des traces sur un flacon. Fort de sa découverte, il voulut en faire part à Charles Darwin qui, malade et se désintéressant du sujet lui donna les coordonnées de son cousin, Sir Francis Galton, pionnier de l’eugénisme et des méthodes statistiques. Lui était passionné par le sujet au point d’avoir consacré dix ans de sa vie aux empreintes digitales et de publier un ouvrage « Fingerprints » où il montre la permanence et l’unicité des formes cutanées et établit que la probabilité que deux êtres humains aient les mêmes empreintes est de 1 sur 64 milliards.

En France, c’est à travers les travaux du criminologiste Alphonse Bertillon que les empreintes digitales sont devenues un élément de preuve dans les enquêtes policières. Les premières fiches décadactylaires (10 doigts) et monodactylaires de la police française datent de 1904.

Source : Legeneraliste.fr

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