L’OMS s’attaque aux sucres cachés

L’OMS s’attaque aux sucres cachés

05.03.2015
  • L’OMS s’attaque aux sucres cachés - 1

    L’OMS s’attaque aux sucres cachés

Limiter la consommation de sucres cachés à moins de 10 % de la ration énergétique journalière. Dans la mesure du possible, à 5 %. Telles sont les recommandations faites ce mercredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Concrètement, 10 % représentent 50 grammes de sucre, soit 200 calories pour un adulte, 150 pour un enfant. L’organisation entend ainsi lutter contre l’obésité et les caries dentaires. Un combat aux enjeux importants quand on sait que 16 millions de décès prématurés sont liés, chaque année dans le monde, à des maladies non-transmissibles telles que le diabète, le cancer ou encore les maladies cardiaques.

« Nous avons des preuves sérieuses que contenir à moins de 10 % la consommation quotidienne de sucre réduit le risque de surpoids, d’obésité et de carie dentaire », affirme le Dr Francesco Branca, de l’OMS. Pour le professeur Tom Sanders, expert en nutrition au King’s College de Londres, « l’objectif de 10 % est facile à atteindre, en évitant les boissons sucrées ». Mais cette limite est rapidement dépassée puisque, selon le spécialiste de l’OMS, elle se trouve atteinte « si l’on prend un bol de céréales le matin, une cannette de boisson sucrée et un yaourt sucré ».

« Avec 5 % maximum, une étude montre qu’il y a zéro carie dentaire », ajoute Francesco Branca, au terme d’une procédure de consultation lancée il y a un an et au cours de laquelle plus de 170 experts ont été consultés. Et de noter qu’ « une réduction à moins de 5 %, soit environ 25 grammes par jour ou six cuillères à café, procurerait des avantages supplémentaires pour la santé ». Il n’en reste pas moins que l’objectif est difficilement atteignable car « cela veut dire ne manger aucun gâteau, biscuit et ne boire aucune boisson sucrée », traduit Tom Sanders.

Dans cette lutte contre le sucre, l’OMS pointe qu’une grande partie des sucres consommés aujourd’hui est « cachée » dans des aliments qui ne sont pas considérés comme des sucreries. Elle fustige également les sucres rajoutés par les industriels dans les produits alimentaires. Côté recommandation, l’OMS incite ses pays membres à « engager le dialogue avec les industries agroalimentaires afin qu’elles réduisent les sucres cachés dans la composition de leurs produits ». Et à réduire les campagnes publicitaires ciblant les enfants pour les barres chocolatées ou boissons sucrées. Des sucres cachés variablement consommés dans le monde, entre 7-8 % en Hongrie et Norvège, un peu plus du double en Espagne et au Royaume-Uni, et jusqu’à 25 % des enfants portugais. Le Dr Branca indique, par ailleurs, qu’ « une étude montre qu’aux États-Unis, 80 % des aliments vendus en supermarché contiennent des sucres cachés ».

Source : Legeneraliste.fr
Commentez Commenter

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

| S’inscrire gratuitement

|

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
.

Les centres de santé ne veulent pas tomber sous la coupe des cliniques privées

Pour les centres de santé, la rentrée n'amène pas de répit. Alors que les responsables du secteur ont bataillé au printemps dernier pour éviter que la création de nouvelles structures ne soient...4

Les femmes boudent la pilule... mais pas la contraception

Contraception

Même si en 2016, la pilule reste la méthode contraceptive la plus utilisée (36,5%), son utilisation a diminué, avec une baisse de 3,1... 1

Les changements au travail, mauvais pour la santé des salariés

.

Les changements au travail peuvent avoir un impact sur la santé mentale des salariés, selon une étude du ministère du Travail publiée... 1

Allergologie LE TRAITEMENT DE PREMIÈRE INTENTION DE L’ANAPHYLAXIE Abonné

.

Les dernières recommandations françaises et américaines sur l'anaphylaxie relèguent au second plan les anti-H1, les corticoïdes et les B2CA... 4

Diabète SE PIQUER LES DOIGTS : POUR QUOI FAIRE ? Abonné

.

Chez le diabétique de type 2, le ratio bénéfice/risque de l'autosurveillance glycémique est défavorable. Une nouvelle étude qui conforte... Commenter

A découvrir