C’est arrivé le… 4 mars 1788 - Naissance de Cazin, « l’ancêtre de l’École française de phytothérapie ».

C’est arrivé le… 4 mars 1788Naissance de Cazin, « l’ancêtre de l’École française de phytothérapie ».

04.03.2015
  • Naissance de Cazin, « l’ancêtre de l’École française de phytothérapie ».  - 1

    Naissance de Cazin, « l’ancêtre de l’École française de phytothérapie ».

Né à Samer dans le Pas-de-Calais, François-Joseph Cazin se passionne dès le plus jeune âge pour la médecine, intégrant à 16 ans l’école de santé militaire de Boulogne-sur-Mer.

Formé à la hâte, il entre comme aide en chirurgie à l’hôpital de la Grande-Rue. Petit à petit, il gravit les échelons. En 1807 il est nommé chirurgien sous aide au 1er corps de réserve au camp de Boulogne pour l'hôpital militaire de Saint-Omer, puis gagne le 30 mars de la même année les hôpitaux de Boulogne-sur-Mer comme officier de santé de 3e classe.

Commissionné pour le 5e Régiment de dragons, il participe à la campagne d’Autriche et à la bataille de Wagram en 1809, détaché au service des ambulanciers, avant d’être nommé chef de service à l’hôpital de Linz jusqu’à la suppression de celui-ci.

Indépendance de caractère

Cependant son indépendance de caractère ne va pas de pair avec la fonction militaire et il démissionne de l’armée le 20 juin 1811 pour poursuivre ses études médicales. Autodidacte, formé sur les champs de bataille, ses connaissances sont avant tout pratiques et il n’a de cesse d’affiner son savoir. Il apprend ainsi le latin tout seul et vient s’établir à Calais où il devient médecin du bureau de bienfaisance. Il y restera jusqu’à l’épidémie de choléra de 1832 où il fait preuve d’un dévouement extraordinaire avant d’être lui-même contaminé.

Manque de médecins dans des campagnes « abandonnées à elles-mêmes

Il se décide alors à rejoindre sa maison de campagne de Samer où il constate avec effroi la réalité économique de la campagne boulonnaise et, notamment, le manque de ressources médicales. Il décrit ainsi des « campagnes « abandonnées à elles-mêmes, comme si, formant un peuple à part, elles n’étaient pas régies par les mêmes lois et ne devaient pas prétendre aux mêmes bienfaits que la ville ».

Offrir une médecine accessible et peu coûteuse

Son combat est dès lors d’offrir une médecine accessible et peu coûteuse pour les paysans et les pauvres. Et quoi de plus économique que de soigner les gens par les plantes. Cazin a trouvé sa vocation « A quoi tient une destinée ! Cette vocation serait venue du jour où ayant absorbé deux tranches de melons, il faillit succomber au choléra et n’en fût guéri que par l'absorption de sucs de plantes dépuratives, antiseptiques et bactéricides des campagnes du Boulonnais », écrit ainsi Pierre Jullien dans La revue de pharmacie.

Cazin entreprend donc de répertorier les plantes qui poussent à foison dans la champagne boulonnaise.

En 1850, il publie un ouvrage complet, premier véritable ouvrage consacré à la phytothérapie, Le « Traité pratique et raisonné des plantes indigènes » rédigé par souci d’offrir aux maladies démunis des recours autonomes.

Le « Traité pratique et raisonné des plantes indigènes » devient vite une référence

Primé par l’Académie impériale de médecine, le livre de Cazin devient vite une référence. Comme l’écrit Pierre Lieutaghi dans la préface de la réédition de 1997 : « On pourra lire Cazin comme l'une des plus grandes sommes de médecine végétale et, à cet égard seul, y gagner beaucoup en connaissance. Mais, autant l’annoncer d'entrée : qui fréquente assidûment le Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes finira par suivre, fût-ce de loin, l'homme qui partait sous la pluie d'hiver, en calèche, sans examiner si ceux qui le faisaient appeler pourraient ou non le rémunérer. Là où il va, c'est là où demeure toujours, et jamais guérie, la justice ».

Couvert de louanges , célébré par de nombreuses sociétés de médecine et fait chevalier de la Légion d’honneur, Cazin reste humble, fidèle à sa vocation, n’ayant d’autre ambition que de terminer ses travaux afin que « les médecins de campagne, adoptant mes vues d’économie, de bienfaisance et de patriotisme, répandent l’usage des plantes qui croissent naturellement dans les villages qu’ils parcourent ».

François-Joseph Cazin qui avait aussi travaillé à l’organisation d’un service rural de soins gratuits est mort le 27 juin 1864 à Boulogne-sur-Mer.

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Canicule

[Vidéo] Avec 1 480 morts supplémentaires cet été, la canicule a tué 10 fois moins qu'en 2003

Même avec 1 480 décès supplémentaires, la surmortalité qui a accompagné l’épisode caniculaire de cet été a été qualifiée de « limitée » par la ministre de la Santé à l’occasion du bilan national de...1

Subventions et loyer modéré ont permis à Chaville de recruter 4 généralistes

Inauguration du centre médical de Chaville

Après avoir perdu 42 % de ses généralistes entre 2009 et 2016, Chaville (Hauts-de-Seine) retrouve le sourire. La commune a enregistré début... Commenter

Rupture de stock de Sinemet® : l'ordonnance de l'ANSM

Rupture de stock de Sinemet® : l'ordonnance de l'ANSM-0

Suite à l’annonce par le laboratoire MSD d’une rupture de stock prolongée de certains dosages de la spécialité Sinemet®... Commenter

Addiction LA PRISE EN CHARGE DE L’ARRÊT DU TABAC EN MÉDECINE GÉNÉRALE Abonné

Cigarette ecrasee

Le taux de succès dans l'arrêt du tabac dépend de l'intensité du suivi et du traitement pharmacologique associés. Il faut en moyenne quatre... Commenter

Dermatologie L’ÉRYTHÈME NOUEUX Abonné

érythème

Cette hypodermite se caractérise cliniquement par des nodules érythémateux, localisés principalement au niveau des jambes. Elle peut être... Commenter

A découvrir