Si « Le Généraliste » était paru en février 1915 - Médecin dans les tranchées : les récriminations d’un Major

Si « Le Généraliste » était paru en février 1915Médecin dans les tranchées : les récriminations d’un Major

22.02.2015
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    Médecin dans les tranchées : les récriminations d’un Major

" C'est à leur grande stupéfaction que les médecins de bataillon se sont vus contraints, il y a quelques semaines, de suivre leurs bataillons même dans les tranchées.

Le temps "minimum " passé dans les tranchées est de 48 heures, parfois plus, jusqu'à quatre jours et quatre nuits. Il faut être ainsi resté, à demi-courbé, les pieds gelés, les mains froides, le corps brisé, pour se convaincre qu'après douze heures seulement de pareille situation, médecins comme infirmiers sont " incapables " de pouvoir accomplir convenablement leur tâche.

Le médecin a besoin, en toutes circonstances, c'est là une condition primordiale, de son entière tranquillité d'esprit et du plus grand calme. Que ceux qui lui ont intimé l'ordre (se soustraire à cet ordre est un cas de conseil de guerre) de se rendre dans les tranchées, se donnent donc la peine de venir constater si le médecin de bataillon se trouve dans les conditions requises pour consulter et examiner des malades (car la visite médicale se passe aussi dans la tranchée).

L'acte chirurgical nécessite (il n'y a sur ce point aucune divergence d'opinion) la propreté la plus rigoureuse. Comment pratiquer une désinfection convenable de la plaie au milieu de la terre ? On s'étonne après cela que les cas de tétanos augmentent. D'autres difficultés se présentent : s'il y a un seul, deux ou trois blessés, dans un espace de temps assez éloigné, tant bien que mal, plutôt très mal que bien, le blessé sera soigné. Mais si une grosse marmite, tombée en arrière du poste médical établi dans la tranché, nécessite le transport en avant d'une dizaine de blessés, alors quel désarroi !

Nous ne pensons pas récriminer à tort, en estimant que, dans pareil poste, on expose " inutilement " médecins et infirmiers ; on met le médecin dans les conditions les plus défectueuses pour pratiquer ses examens et on le condamne à faire des pansements malpropres.

Aussi ne saurions-nous trop demander à ceux qui ont, à l'heure actuelle, la direction du service de santé de ne pas abandonner leur commandement à des généraux, excellents tacticiens, mais aussi inaptes à diriger le corps médical que ce dernier à donner des conseils de stratégie. Si pareil ordre peut être rapporté, on rendra aux malades et aux blessés le plus signalé des services. "

Signé, un Major sur le front.

Source : Legeneraliste.fr

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