Un surrisque de cancer ovarien pour une femme sur 1000 sous THM

Un surrisque de cancer ovarien pour une femme sur 1000 sous THM

13.02.2015
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    Un surrisque de cancer ovarien pour une femme sur 1000 sous THM

Selon une étude parue dans The Lancet, le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THM) serait associé à un risque accru de cancer de l’ovaire. C’est une équipe de chercheurs britanniques du Collaborative Group on Epidemiological Studies of Ovarian Cancer qui a décortiqué 52 études épidemiologiques portant sur un total de 21.488 femmes américaines, européennes et australiennes ayant développé des cancers de l'ovaire.

Celles qui avaient reçu un THM avaient un risque globalement augmenté de 40% d'avoir un cancer de l'ovaire par rapport aux femmes jamais traitées.

Pour les femmes qui ont pris un THM pendant 5 ans à partir de la cinquantaine, cela signifie un cancer supplémentaire pour 1 000 utilisatrices et un décès par cancer de l'ovaire pour 1 700 utilisatrices. Ce risque est le même qu’il s’agisse de femmes européennes ou américaines et qu’elles aient été sous oestrogènes seuls ou associés à un progestatif. En revanche, seules les tumeurs épithéliales séreuses et endométrioïdes voient leur risque accru. Les autres formes histologiques ne seraient pas impactées de ce point de vue par l’hormonothérapie.

Les chercheurs ont également relevé que l'accroissement du risque de cancer de l'ovaire est "significatif" pendant toute la durée du traitement. Et si le traitement n’a pas pas duré plus de 5 ans, le surrisque disparaît progressivement et complètement au bout de quelques années ; ce qui n'est pas le cas si le traitement a été poursuivi plus longtemps.

Le THM a connu sa période de gloire dans les années 1990. Son essor a été brutalement stoppé par la publication de l’étude WHI en 2000 qui montrait que les THM étaient à l’origine d’un risque accru de cancer du sein et d’évènements cardio-vasculaires. Les auteurs de l’étude temporisent l’impact de leur découverte en rappelant que le cancer de l’ovaire est plus rare que celui du sein et les maladies cardio-vasculaires. Et que « les risques mis en évidence par l'étude devraient avoir un "impact limité" sur le risque global du traitement hormonal de la ménopause ».

Dans sa toute dernière évaluation de juillet 2014, la HAS maintenait le Service Médical Rendu (SMR) du THM à un niveau « important ». Elle faisait mention dans son rapport du risque de cancer de l’ovaire, aux côtés de ceux - mieux connus - de cancer du sein, de l’endomètre, du risque thrombo-embolique veineux et d’AVC. Et précisément en raison de ces risques, la HAS recommandait « un traitement aux doses les plus ajustées et le plus court possible, réévalué au moins chaque année ».

Source : Legeneraliste.fr

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