Rapport sur la santé en France - Une des meilleures espérances de vie d’Europe

Rapport sur la santé en France Une des meilleures espérances de vie d’Europe

10.02.2015

La Drees vient de publier l’édition 2015 de son rapport « Etat de santé de la population en France ». Si l’espérance de vie française est toujours l’une des plus élevées d’Europe, il subsiste de multiples facteurs d’inégalité de santé. Ceux- ci sont étroitement liés à la position sociale et au niveau d’études, ainsi qu’à des disparités territoriales.

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    Une des meilleures espérances de vie d’Europe

Le rapport de la Drees sur l’état de santé des Français qui vient de paraître, s’ouvre sur un constat rassurant. L’espérance de vie continue en effet d’augmenter. Celle des femmes à la naissance (85,4 ans) et à 65 ans, ainsi que celle des hommes à 65 ans est en effet l’une des plus élevées en Europe (à la naissance elle est de 79,2 ans).

Cependant des inégalités persistent selon les sexes. La hiérarchie des causes de mortalité est inversée chez les hommes et chez les femmes. Les maladies de l’appareil circulatoire restent la première cause de mortalité chez les femmes, devant les tumeurs. C’est l’inverse chez les hommes. A âge égal, on observe toutefois une surmortalité masculine, due au poids de la mortalité attribuable à l’alcool et au tabac, aux expositions professionnels et aux comportements nutritionnels plus favorables aux femmes. La consommation d’alcool reste aussi fortement déséquilibrée : parmi les 18-75 ans, la proportion de consommateurs quotidiens est trois fois plus importante chez les hommes que chez les femmes. A 17 ans, la consommation régulière d’alcool concerne un jeune sur dix, beaucoup plus souvent les garçons que les filles. Cette surconsommation masculine est également présente pour les drogues illicites, sauf pour les popers, les produits à inhaler et l’héroïne.

Le facteur social reste aussi une cause importante d’inégalité de santé. L’écart d’espérance de vie à 35 ans entre cadres et ouvriers est de 6,3 ans pour les hommes et de 3 ans pour les femmes. Ces inégalités s’inscrivent avant même la naissance entrainant un taux de prématurité et de petit poids de naissance plus important chez les femmes des foyers dont les revenus sont les plus faibles.

Des disparités territoriales sont également constatées. En 2012, la mortalité infantile accuse une différence de 5 points entre métropole et DOM à l’avantage de la métropole. De même, pour la mortalité prématurée, il existe un gradient nord-sud, hors Ile- de- France, particulièrement marqué pour les hommes, les régions du sud de la France connaissant une situation plus favorable. L’étude des comportements à risque montre que la consommation d’alcool est soumise à des variations régionales importantes. Deux régions se distinguant particulièrement par un taux de buveurs quotidiens nettement plus élevé que la moyenne nationale : le Nord- Pas- de Calais et le Languedoc-Roussillon. Globalement, 20% des Français adultes boivent régulièrement de l’alcool et 12% quotidiennement, ce qui correspond à une baisse de proportion des consommateurs quotidiens par rapport aux années 2000. Des différences régionales sont aussi présentes pour les drogues illicites, alors que la consommation de tabac est plus homogène.

Pour les pathologies du travail, sans surprise, les troubles musculo-squelettiques constituent de loin la première cause des maladies professionnelles indemnisées. Elles touchent des personnes soumises à la répétition d’un même geste ou d’une série de gestes à cadence élevée » et « à la manutention manuelle de charges ».

Autre tendance, la Drees note qu’avec l’augmentation continue de l’âge à la maternité (en 2013, l’âge moyen est de de 30 ans), le nombre de grossesses à risque est en hausse. Et si, les affections congénitales sont fréquentes (3,3% des naissances), 40% des nouveau-né porteurs d’anomalies sont désormais détectées en ante natal.

Enfin, on assiste à une diminution d’incidence des cancers de mauvais pronostic et une augmentation d’incidence des cancers de bon pronostic. Cette augmentation étant liée, en partie, à des modifications des pratiques médicales qui permettent des diagnostics plus précoces. D’où une diminution de la mortalité globale due aux cancers sur la période 1980-2012.

Dr Alain Dorra
Source : Legeneraliste.fr

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