Le non respect des recos au centre du procès fait à deux médecins messins

Le non respect des recos au centre du procès fait à deux médecins messins

28.01.2015
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    Le non respect des recos au centre du procès fait à deux médecins messins

Trois mois de prison avec sursis et 2.000 euros d'amende ont été requis mardi à l'encontre de deux médecins d'une clinique privée de Metz, jugés pour homicide involontaire d'un nouveau-né mort en 2005 d'une infection bactérienne. Les avocats des deux praticiens ont pour leur part plaidé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 10 mars. Mais d’ores et déjà, ce procès confirme que la justice se fonde de plus en plus sur les recommandations édictées par les autorités sanitaires pour se prononcer.

Le 4 août 2005, un mois et demi après sa naissance, Lyna était morte d'une infection générale et méningée à streptocoques du groupe B (SGB), maladie dont sa mère avait souffert dans les jours après son accouchement à l'hôpital-clinique Claude-Bernard de Metz. Différents rapports d'experts médico-légaux ont conclu à des "négligences" dans la prise en charge de l'enfant, ayant entraîné une "indiscutable perte de chance de survie".

Il est notamment reproché à une gynécologue-obstétricienne de 51 ans de n'avoir pas procédé à un dépistage vaginal du SGB sur la mère pendant sa grossesse, contrairement à une recommandation datant de 2001 de l'ex-Anaes, devenue depuis la Haute Autorité de santé. "C'était une recommandation, pas une obligation", s'est défendue la prévenue à la barre, précisant que, depuis cette "malheureuse issue", elle appliquait systématiquement ce test. Une fois la septicémie de la mère avérée, la gynécologue-obstétricienne aurait également négligé d'assurer la transmission et la traçabilité de cette information au service de néonatalogie qui s'occupait du nourrisson.

Le deuxième prévenu, un pédiatre néo-natalogiste de 67 ans, est poursuivi pour n'avoir pas effectué un bilan bactériologique complet du bébé, contrairement à une autre recommandation de l'Anaes, et de n'avoir, par conséquent, pas ordonné un traitement antibiotique suffisant. "Je ne me sens pas responsable", a-t-il déclaré. Car selon lui, quand il avait pris en charge le bébé quelques jours après sa naissance, celui-ci ne présentait pas de symptômes de la maladie, contrairement aux conclusions des experts médico-légaux.

Source : Legeneraliste.fr

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