Une permanencière du Samu devant la justice pour n’avoir pas prévenu le médecin régulateur

Une permanencière du Samu devant la justice pour n’avoir pas prévenu le médecin régulateur

19.01.2015
  • Une permanencière du Samu devant la justice pour n’avoir pas prévenu le médecin régulateur-1

    Une permanencière du Samu devant la justice pour n’avoir pas prévenu le médecin régulateur

Une permanencière du Samu et le CHU d'Angers comparaissent lundi pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel d'Angers pour la mort en 2009 d'une femme, prise en charge tardivement malgré des appels répétés au 15. Le 9 avril 2009, Arnaud Blot avait multiplié les appels au 15 et décrit auprès de Florence Madet, permanencière auxiliaire de régulation médicale (Parm) du Samu, le malaise dont était victime sa compagne de 27 ans, qui avait mis au monde son troisième enfant un mois et demi auparavant. Mais le médecin régulateur du Samu n'avait été prévenu que plus tard, par une autre permanencière, 34 minutes après le premier appel.

Il est reproché à Florence Madet d'avoir mal analysé la situation alors qu'elle disposait des éléments pour le faire. Selon l'avis de spécialistes interrogés lors de l'instruction, certains appels "contenaient des mots clés qui auraient dû l'alerter" sur la gravité de la situation. Mais selon l'expertise médicale, qui a retenu l'embolie pulmonaire comme hypothèse la plus probable du décès, faute d'autopsie, il est impossible d'affirmer qu'une intervention plus rapide des secours aurait permis de sauver Stéphanie Rousset. Florence Madet, décrite comme une professionnelle consciencieuse, a reconnu durant l'enquête avoir commis une faute de discernement, ayant cru que la victime faisait une crise d'angoisse. Il est reproché au Centre hospitalier universitaire d'Angers d'avoir organisé le service de permanence du 15 avec un seul médecin régulateur malgré l'importance de l'activité, d'avoir laissé aux Parm une autonomie de traitement des appels excédant leur compétence et de ne pas leur avoir proposé une formation adaptée.

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Bernard Jomier

Bernard Jomier, un généraliste sur les bancs du Sénat

« Ce sera sans doute mon activité la plus compliquée à arrêter. » Bien que devenu sénateur en septembre dernier, Bernard Jomier voulait absolument continuer à exercer en tant que généraliste. Il a...Commenter

Les dossiers qui ont marqué l'année Santé des LGBT+ : de l'importance d'être un généraliste friendly

Gay pride

De nombreux patients LGBT+ (lesbiennes, gay, bisexuels et trans...), par peur de leur jugement, n’évoquent pas leurs orientations sexuelles... 2

Zoom en vidéo [VIDEO] L’importance de prendre en compte l’orientation sexuelle de ses patients

Zoom en vidéo - [VIDEO] L’importance de prendre en compte l’orientation sexuelle de ses patients-0

Pour la première fois en 2018, le Congrès de Médecine Générale consacrait une plénière à la spécificité du soin pour les personnes LGBTI... 3

Médecine des voyages SANTÉ DES VOYAGEURS 2018 Abonné

Voyage

Encéphalite japonaise, fièvre jaune, paludisme et mise à jour des vaccins courants sont au cœur de l'actualisation des recommandations aux... Commenter

Infectiologie MALADIE DE LYME : LES MANIFESTATIONS PRÉCOCES Abonné

Lyme

Dans le cadre du Plan national de lutte contre la maladie de Lyme de 2016, la HAS vient d’élaborer un protocole de diagnostic et de soins.... Commenter

A découvrir