Le procès Mercier relance le débat sur le suicide assisté

Le procès Mercier relance le débat sur le suicide assisté

13.01.2015
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    Le procès Mercier relance le débat sur le suicide assisté

Jean Mercier, un octogénaire poursuivi pour avoir aider à se suicider son épouse souffrant d’une fragilité osseuse et atteinte de dépression est passé en jugement mardi devant le Tribunal correctionnel de Saint-Etienne. L’homme -dont le procès avait été reporté en novembre dernier- a déclaré avoir eu besoin de "beaucoup de courage" pour accomplir cet acte. Sa fille Marie-Pierre lui a apporté son soutien, en déclarant : "ma mère n'était pas une malade incurable, mais moralement, mentalement, elle ne pouvait plus supporter la vie". Jean-Luc Romero, président de l'association pro-euthanasie ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) et présent à Saint-Etienne pour soutenir Jean Mercier, a profiter de l’occasion pour souligner que "la Loi Leonetti sur la fin de vie ne fonctionne pas en France ", évoquant le "débat sans vote qui doit avoir lieu sur ce sujet à l'Assemblée nationale", la semaine prochaine, ainsi qu'une proposition de loi à l'initiative d'EELV .

Pour sa part, Me Mickaël Boulay, l'avocat de Jean Mercier, a estimé que "les règles dégagées par la Convention européenne de Droits de l'Homme, en faveur de l'émergence d'un droit au suicide assisté, doivent être intégrées dans la loi française". Affirmant que "ce procès est inédit, car jamais personne n'a été poursuivi dans le genre d'affaire pour non-assistance à personne en danger", il a déposé une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), sur la recevabilité de laquelle devra se prononcer le Tribunal de grande instance de Saint-Etienne ce mardi.

Atteinte de dépression depuis plusieurs années, l'épouse de Jean Mercier avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide. Jusqu'au 10 novembre 2011, jour où son mari accepta de l'aider à décapsuler une quantité importante de médicaments et de lui apporter un verre d'eau, pour qu'elle les avale, attendant qu'elle soit décédée pour appeler un médecin.

Source : Legeneraliste.fr

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