Le stress post-traumatique augmente le risque de diabète chez les femmes

Le stress post-traumatique augmente le risque de diabète chez les femmes

08.01.2015
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    Le stress post-traumatique augmente le risque de diabète chez les femmes

Les femmes souffrant de stress post-traumatique (TSPT) ont près de deux fois plus de risques de développer un diabète de type 2 que celles qui ne sont pas atteintes de ce trouble. C’est les resultats d’une vaste étude publié mercredi dans la Journal of the American Medical Association, Psychiatry.

Les chercheurs ont analysé les données d'une recherche menée de 1989 à 2011 sur près de 50.000 femmes aux Etats-Unis.

Les femmes plus sujettes au TSPT

Les femmes ont une plus grande probabilité que les hommes de vivre des expériences traumatisantes (violences physiques et mentales notamment) et donc de développer un TSPT au cours de leurs vies. Selon les statistiques, une femme sur neuf souffrira de TSPT, soit deux fois plus que les hommes.

L’étude montre que sur les 50 000 femmes, 4% ont fait part de symptômes de stress post-traumatique, et parmi elles 12% sont devenues diabétiques à 60 ans contre un peu moins de 7% chez celles n'ayant pas souffert de TSPT

Antidépresseurs et surpoids en cause

En cause notamment pour expliquer ce risque accru : la prise d’antidépresseurs (34%) et le surpoids (14%) qui peuvent accompagner le TSPT. "Non seulement le TSPT est dévastateur pour la santé mentale, mais il a aussi des effets néfastes sur la santé physique, accroissant le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et d'obésité", explique Karestan Koenen, professeur d'épidémiologie à la faculté de médecine de l'Université Columbia à New York.

Andrea Roberts, chercheuse à la faculté de santé publique de l'Université de Harvard et co-auteur de cette recherche, souligne que moins de la moitié des Américains souffrant de TSPT sont soignés. Elle insiste donc sur la nécessité d’élargir les traitements pour la santé mentale et prendre en compte les facteurs contribuant au diabète et à d'autres maladies chroniques.

Des précédentes études avaient déjà montré une corrélation entre des problèmes de santé mentale comme l'anxiété, la phobie sociale et l'agoraphobie, et le diabète. Et en 2013 une étude avait aussi mis en lumière le lien entre le TSPT et l’obésité.

Source : Legeneraliste.fr

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