Des propositions pour améliorer la fin de vie des plus précaires

Des propositions pour améliorer la fin de vie des plus précaires

07.01.2015
  • Des propositions pour améliorer la fin de vie des plus précaires - 1

"Aucun lieu n'est réellement prévu" pour la fin de vie des personnes en situation de précarité, constate un rapport de l'Observatoire national de fin de vie (ONFV) qui consacre son rapport 2014 aux publics particulièrement vulnérables. Les personnes sans domicile, en situation d'extrême précarité, dont l'espérance de vie est en moyenne de 49 ans, soit 28 ans de moins que le reste de la population, finissent leur vie dans des lieux inappropriés, relève ce 4e rapport annuel de l'ONFV remis mercredi à la ministre de la Santé. Mais la précarité peut également atteindre des malades atteints de cancer ou d'Alzheimer de tous âges, et leurs proches, jusqu'à leur faire perdre leur logement, souligne le président de l’ONFV, le professeur Régis Aubry. Plus d'1/3 des personnes en fin de vie en situation de précarité entrent à l'hôpital par les urgences. Les décès surviennent majoritairement à l'hôpital qui ne permet un accompagnement "digne" de ces personnes. En prison, plus de la moitié des décès (53,7%) en 2013 concernaient des personnes en fin de vie, ajoute le rapport. La durée de séjour à l'hôpital est aussi plus longue de 61% chez les patients précaires, une durée davantage liée à des raisons sociales qu'à leur état de santé.

Face à ce constat, l'Observatoire recommande de prendre en compte ce problème notamment dans le programme régional d'accès à la prévention et aux soins et d'expérimenter des actions intersecteurs (sanitaire, médicosocial et social) au niveau des territoires pour accueillir des personnes de moins de 60 ans, confrontées à une maladie grave évoluée/et ou en fin de vie et en situation de précarité. Enfin, outre le développement de l'accès aux soins palliatifs, de la formation des personnels, il recommande de développer la recherche sur les moins de 60 ans précarisés par la maladie en fin de vie afin de répondre à leurs besoins et mieux prévenir ce risque de précarisation.

Source : Legeneraliste.fr
Commentez 1 Commentaire
 
JEAN CLAUDE B Médecin ou Interne 08.01.2015 à 11h28

Se pose un problème : quand est-ce qu'on peut dire que quelqu'un entre dans sa "fin de vie". Je me vois mal annoncer ça à un patient... à moins de pratiquer le jovialisme américain.

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