Diagnostiqué Alzheimer par erreur, il saisit la justice administrative

Diagnostiqué Alzheimer par erreur, il saisit la justice administrative

22.12.2014
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    Diagnostiqué Alzheimer par erreur, il saisit la justice administrative

Un quinquagénaire croyait être atteint de la maladie d'Alzheimer et suivait des traitements en conséquence depuis un diagnostic médical de 2004 au CHU de Nancy, mais celui-ci était en réalité erroné. "Ce qui est dramatique c'est qu'un homme a été soigné pendant dix ans pour Alzheimer, avec toutes les conséquences socio-professionnelles que cela implique (...). Il a perdu dix ans de sa vie, dix ans d'angoisse" a estimé son avocat Me Jean-Christophe Duchet.

Déclaré inapte après ce diagnostic, l'homme perd son travail, vit reclus chez lui, consomme une quantité de médicaments avec des effets secondaires redoutables: "Etat dépressif, vomissements, nausées, problèmes de mémoire..." a énuméré l'avocat. En réalité il souffrait simplement de troubles cognitifs "probablement liés à un ancien traumatisme crânien", a-t-il affirmé. "Avoir Alzheimer lorsqu'on n'a qu'une quarantaine d'années (...), je l'ai ressenti comme une catastrophe. Je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose pour ne pas être un légume ni un poids. Mais je n'en ai pas eu le courage", a confié cet homme sous couvert de l'anonymat au Républicain Lorrain, qui a révélé l'affaire samedi. "La question maintenant, c'est de savoir si cette erreur de diagnostic était admissible ou pas", explique Me Duchet, qui va prochainement saisir un juge administratif pour solliciter une expertise judiciaire devant déterminer s'il y a eu faute médicale ou non.

A la suite d'une procédure de conciliation avec le CHU de Nancy, l'hôpital a expliqué qu'"en l'état des connaissances en 2004 on ne pouvait pas faire autrement que de poser le diagnostic d'Alzheimer" a rapporté Me Duchet. Mais l’avocat soutient qu’ "en dix ans les données médicales ont considérablement évolué sur cette maladie", s'étonnant que sur toute cette période le diagnostic n'avait pas été remis en cause alors que l'état du patient ne s'aggravait pas.

Source : Legeneraliste.fr

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