Légaliser le joint, bonne affaire pour les finances publiques ?

Légaliser le joint, bonne affaire pour les finances publiques ?

20.12.2014
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    Légaliser le joint, bonne affaire pour les finances publiques ?

Si l’Etat veut récupérer des fonds, il n’a qu’à légaliser le joint sur l’Hexagone. La suggestion est émise par le groupe de réflexion Terra Nova qui s’interroge : alors que l'Uruguay mais aussi l'état du Colorado aux Etats-Unis ont légalisé le cannabis à usage récréatif, "notre pays ne devrait-il pas, à son tour, envisager un tel tournant idéologique et politique ?". La légalisation du cannabis, à prix majoré et dans le cadre d'un monopole public, rapporterait 1,8 milliard d'euros à l'Etat, selon l’étude de ce think tank proche du PS, dévoilée vendredi par Le Monde.

Pour son rapport, Terra Nova a élaboré trois scénarios - la dépénalisation, la légalisation dans le cadre d'un monopole public, la légalisation dans un cadre concurrentiel - et en a mesuré les différents impacts sur les finances publiques. C'est la deuxième option, celle d'une production, d'une vente et d'un usage sous contrôle de l'Etat, qui est privilégiée dans les conclusions de l'étude. Cela "permettrait de fixer le prix à un niveau plus élevé qu'aujourd'hui", contrairement à la seule dépénalisation ou une vente libre confiée au privé, ce qui garantirait "une relative stabilité du nombre de consommateurs et du volume consommé", estime Terra Nova. Dans un premier temps, "pour assécher les filières clandestines", le think tank envisage de légaliser à un prix de vente proche de celui pratiqué au marché noir, "avant d'augmenter progressivement ce tarif pour réduire la prévalence".

En réduisant le niveau des interpellations, la légalisation permettrait de "libérer une part importante des ressources de la police et de la justice" qui pourraient se concentrer sur "d'autres missions de service public", anticipe Terra Nova, qui estime que plus de 13.000 emplois seraient créés pour commercialiser le produit. Alors que François Hollande s'est toujours prononcé pour l'interdiction depuis son élection, cette étude est renue publique, alors qu’il y a un mois, un rapport parlementaire préconisait d’assouplir un peu notre législation et qu’en début de semaine, la présentation de la première cigarette électronique à l'extrait de chanvre a fait polémique.

Source : Legeneraliste.fr

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