En Bourgogne et Franche-Comté, le réseau GROG renaît de ses cendres

En Bourgogne et Franche-Comté, le réseau GROG renaît de ses cendres

17.12.2014
  • En Bourgogne et Franche-Comté, le réseau GROG renaît de ses cendres - 1

    En Bourgogne et Franche-Comté, le réseau GROG renaît de ses cendres

En septembre dernier le réseau des GROG (Groupes Régionaux d’Observation sur la Grippe) baissait rideau après 30 ans d’existence. Mais à peine deux mois après sa disparition, la Bourgogne a décidé de relancer son réseau de surveillance sur le même modèle.

On se souvient que l’année dernière, l’InVS avait exprimé sa volonté de ne financer qu’un seul réseau unique de veille épidémiologique sur tout le territoire. Le réseau national des GROG n’avait pas été retenu, ne laissant que les réseaux Sentinelles-Inserm en charge de la surveillance de la grippe. L’InVS représentant plus de 60% du budget des GROG, ils avaient été obligés de fermer leurs portes.

Il n’aura toutefois pas fallu longtemps à une des antennes régionales pour se remettre en route. Au début du mois de novembre, l’antenne régionale de Bourgogne s’est en effet relancée sous l’impulsion du Dr Emmanuel Debost (photo) de l’URPS médecins libéraux de Bourgogne et de virologues du CHU de Dijon. Le docteur Emmanuel Debost, généraliste dans la périphérie de Dijon, était président du réseau national des GROG avant sa dissolution. Il est désormais président du GROG Bourgogne. «Aujourd’hui il ne reste que le réseau Sentinelle qui permet de surveiller la grippe, mais à un niveau national. Il n’y a pas de maillage régional qui puisse faire remonter des informations précises » explique-t-il. « C’est un apport essentiel pour la population de savoir où est l’épidémie sur leur territoire, où elle a commencé, » souligne-t-il.

Ce réseau a pris les devants sur le futur découpage des régions, et a décidé d’élargir le GROG Bourgogne à la Franche-Comté. Avec cette collaboration, le GROG a aussi décidé d’étendre sa surveillance : en plus de la grippe, le réseau de médecins vigie surveillent aussi depuis novembre les épidémies de gastro-entérite. Le réseau est constitué majoritairement de généralistes. Une implication toute naturelle pour le Dr Debost : « si on s’intéresse à la virologie, c’est qu’on parle ici de pathologies qui nous concernent en premier lieu ».

Cette renaissance du GROG Bourgogne pourrait en appeler d’autres dans différentes régions, avec le soutien des URPS : « j’aimerais ça » confirme en tout cas le Dr Debost.

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
.

Les portraits de l'été Aviscène, la médecine à la vie comme à la scène

« Aviscène » est un interne boute-en-train. Étudiant en médecine à la vie, Youtubeur et comédien à la scène, Aviscène (il souhaite rester anonyme) est un hyperactif et cela s'entend dans son...Commenter

Les dossiers qui ont marqué l'année Un dépistage organisé… mais à deux vitesses

Photo lead

Lancé mi-mai, le programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus cible surtout les femmes qui échappent au dépistage.... 1

Zoom en vidéo [Vidéo] Selon la revue Science, des gènes s'activent après la mort

Gènes

Chez des souris et des poissons zèbres, des chercheurs ont étudié l'activité de plus de 1000 gènes qui sont actifs dans les 4 jours après... 1

Médecine des voyages SANTÉ DES VOYAGEURS 2018 Abonné

Voyage

Encéphalite japonaise, fièvre jaune, paludisme et mise à jour des vaccins courants sont au cœur de l'actualisation des recommandations aux... Commenter

Infectiologie MALADIE DE LYME : LES MANIFESTATIONS PRÉCOCES Abonné

Lyme

Dans le cadre du Plan national de lutte contre la maladie de Lyme de 2016, la HAS vient d’élaborer un protocole de diagnostic et de soins.... Commenter

A découvrir