L’exposition in utero aux phtalates aurait une influence sur le QI de l’enfant

L’exposition in utero aux phtalates aurait une influence sur le QI de l’enfant

11.12.2014
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    L’exposition in utero aux phtalates aurait une influence sur le QI de l’enfant

Les foetus exposés à des niveaux élevés de deux phtalates ont un quotient intellectuel (QI) en moyenne plus bas, affirme une recherche mercredi. Il s'agit des phtalates de dibutyle (DnBP) et dedisobutyle (DiBP), précisent ces chercheurs de la faculté de santé publique de l'université Columbia à New York, auteurs de cette étude. C’est la première à établir un lien entre une exposition prénatale aux phtalates et le QI chez des enfants en âge scolaire. On trouve ces phtalates dans une grande variété de produits de consommation comme dans les feuilles d'assouplissant pour sèche-linges, le vinyle, certains rouge à lèvres, laques pour les cheveux, vernis à ongles ou encore savons, précise l'étude parue dans la revue scientifique américaine PLOS ONE.

Pour cette étude, les auteurs ont suivi 328 femmes et leurs enfants à New York dont les revenus sont modestes. Ils ont mesuré dans leur urine, au troisième trimestre de leur grossesse, les niveaux de quatre phtalates (DnBP, DiBP, di-2-ethylhexyle et diéthyle). Le QI des enfants a été testé quand ils avaient sept ans. Ceux qui avaient été exposés in utero aux concentrations les plus élevées de phtalates DnBP et DiBP avaient un QI de 6,6 à 7,6 points plus bas que ceux qui avaient été en contact avec des niveaux plus faibles. Des taux d’exposition qui pourtant n’avaient rien d’inhabituels: "Partout aux Etats-Unis, les femmes enceintes sont exposées aux phtalates de manière quasi quotidienne dont un grand nombre à des niveaux similaires à ceux mesurés chez les sujets de l'étude", souligne Pam Factor-Litvak, professeur adjointe d'épidémiologie à l'Université Columbia. "Une réduction de six ou sept points du QI peut avoir des conséquences notables pour le succès scolaire et le potentiel professionnel", juge Robin Whyatt, professeur de médecine environnementale à l'Université Columbia, qui a dirigé ces travaux. Ce n’est pas la première étude qui suggère des effets délétères de l’exposition in utero aux phtalates.

Source : Legeneraliste.fr

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