L’aile gauche de la médecine générale fait sa révolution culturelle à Toulouse

L’aile gauche de la médecine générale fait sa révolution culturelle à Toulouse

06.12.2014
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    L’aile gauche de la médecine générale fait sa révolution culturelle à Toulouse

En voilà au moins quelques uns qui ne feront pas grève à la fin du mois. Les militants du Syndicat de la Médecine Générale qui se retrouvent vendredi 5 et samedi 6 décembre à Toulouse bouderont le mot d’ordre à peu près unanime des syndicats. Ce n’est pas que la loi Touraine soit leur tasse de thé. Pour Didier Ménard, c’est « une occasion loupée à tous les points de vue ». Et le président du SMG d’égratigner «une loi impressionniste qui agit par petites touches très diversifiées et dont aucune ne fait système. » Mais faire grève dans ces conditions ? Pas question ! Au SMG, on est d’accord sur le diagnostic -le gouvernement "méprise la médecine générale"- mais pas sur les revendications : "Ce n’est pas en s’enfermant dans des revendications tarifaires autour du prix de la consultation et en tournant le dos au tiers payant que l’on peut espérer être compris des citoyens de ce pays, au moment où la crise économique fait tant de mal à la population," explique-t-on.

Exercice collectif et coordonné, fin du paiement à l’acte, transition d’un système de soins vers un système de santé… Actuellement au cœur du débat public, ces pistes de réforme figurent depuis 1974 dans la charte fondatrice du Syndicat de la médecine générale (SMG). Son président, Didier Ménard, aime à le rappeler alors que s’ouvre le 40e congrès de l’organisation. « Ca n’est pas tout neuf tout neuf », admet-il, « mais nos revendications deviennent réalité car le système évolue ». En guise d’introduction à ces rencontres annuelles, le SMG affirme donc la « nécessité de construire un nouveau système de santé ».

Fustigeant le décalage entre les besoins de santé de la population et l’actuel système, l’ex-généraliste de Saint-Denis rappelle que « le paiement à l’acte n’incite pas à prendre en charge ces maladies chroniques ». Pour lui, l’échec des négociations sur la rémunération du travail coordonné est d’ailleurs « un scandale ». « On tenait là un des leviers qui permettait de gérer le parcours de soins des patients », explique-t-il, accusant le gouvernement et l’Assurance maladie d’avoir été incapables de mesurer les enjeux. Dans ce dossier, les pouvoirs publics ont, selon lui, commis deux erreurs. Confier la responsabilité de la transformation du système à des gens (les syndicats) qui ne veulent pas le changement et imaginer un système d’une telle complexité qu’il ne pouvait pas être moins attrayant.

Pas facile pourtant de tirer son épingle du jeu en 2014 quand on a été créé dans les années 70 dans la mouvance soiantehuitarde. L’époque héroïque des années 80 (lorsque le SMG était à deux doigts d’obtenir sa représentativité) est loin, et le SMG se vit plus comme un espace de réflexion désormais. Pour autant, même si Didier Ménard estime que son syndicat a « eu raison un peu avant l’heure », les dirigeants du SMG reconnaissent que le syndicat aurait besoin de sang neuf. Un des objectifs de ce 40e Congrès sera donc de penser à son avenir, comme l’affiche sans faux semblant le site internet du SMG : «La Commission Exécutive, est vieillissante, et fortement épuisée, mais reste enthousiaste devant l’irruption de la jeune génération dans le débat sur l’avenir de la Médecine Générale. Seulement cet enthousiasme ne suffit pas à faire vivre le SMG, il est donc temps de rajeunir les structures et pour cela, de bâtir un projet syndical nouveau, plus en phase avec les bouleversements actuels.» Pour sa part, Didier Ménard note un investissement de la part des jeunes, mais il est conscient qu’ils « ne sont pas dans cette histoire syndicale ». Question de génération, mais aussi de structure : « Le modèle centralisé d’un syndicat n’est plus adéquat », affirme-t-il. Et de mentionner sur le terrain, l’émergence de collectifs de soignants qui veulent « agir local mais penser global ».

40è Congrès du Syndicat de la Médecine Générale - Hôpital Joseph Ducuing, salle des Guerilleros,

15 rue de Varsovie 31300 TOULOUSE.

Source : Legeneraliste.fr

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