Pour les CDC, trop d’Américaines ne bénéficient pas du dépistage et de la prévention du cancer du col

Pour les CDC, trop d’Américaines ne bénéficient pas du dépistage et de la prévention du cancer du col

09.11.2014

Environ huit millions de femmes de 21 à 65 ans aux Etats-Unis n'ont pas eu de dépistage du cancer du col de l'utérus au cours des cinq dernières années, selon un rapport des autorités sanitaires. Plus de la moitié de ces cancers nouvellement diagnostiqués le sont parmi des femmes n'ayant pas eu de dépistage ou qui sont rarement soumis à ces tests, précisent les auteurs de cette étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). "Toute visite médicale peut être une occasion de prévenir un cancer du col de l'utérus en s'assurant que les femmes aient le dépistage nécessaire", a souligné la Dr Lleana Arias, directrice adjointe des CDC. "Nous devons intensifier nos efforts pour s'assurer que toutes les femmes comprennent l'importance du dépistage du cancer utérin car aucune ne devrait en mourir", a-t-elle insisté.

Ces chercheurs ont analysé le nombre de cas de cancer du col de l'utérus diagnostiqués de 2007 à 2011 à partir des statistiques nationales des CDC et des données épidémiologiques de l'Institut national du cancer (NCI). En 2012, 11,4% des femmes ont indiqué ne pas avoir eu de dépistage pour ce cancer au cours des 5 années précédentes, précisent les auteurs, soulignant que ce pourcentage atteignait 23,1% pour celles sans assurance maladie et 25,5% pour celles qui ne voient pas régulièrement un médecin généraliste. De 2007 à 2011, la fréquence des cancers utérins a diminué de 1,9% par an mais le taux de mortalité est resté inchangé. Le sud des Etats-Unis, où le taux de pauvreté est élevé, a enregistré la plus forte incidence de ce cancer durant cette période avec 8,5 cas pour 100.000 femmes ainsi que la mortalité la plus élevée (2,7 pour 100.000). Cette région avait également la plus grande proportion de femmes n'ayant pas eu de dépistage au cours des cinq dernières années (12,3%).

Par ailleurs, le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) est sous-utilisé, déplorent les chercheurs. Une récente étude des CDC montre que seulement une jeune fille sur trois et un garçon sur sept avaient reçu les trois doses vaccinales requises en 2013.

Source : Legeneraliste.fr

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