Rémunération du travail en équipe - Pour les maisons de santé, le compte n’y est pas tout à fait…

Rémunération du travail en équipePour les maisons de santé, le compte n’y est pas tout à fait…

24.10.2014
  • Pour les maisons de santé, le compte n’y est pas tout à fait…  - 1

    Pour les maisons de santé, le compte n’y est pas tout à fait…

« On n’est pas loin du but », dixit le président de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS), Pierre de Haas. Au lendemain de la dernière réunion sur les négociations visant à rémunérer le travail en équipe, ce généraliste de Pont d’Ain, cheville ouvrière de la FNMPS - qui depuis près de six mois observe les négociations sans pouvoir y participer- se dit plutôt satisfait de ce qui est finalement ressorti de ces discussions.

Concernant l’ACI qui va pérenniser les ENMR, il se dit « ravi » de voir que deux des critères du label de la fédération ont été retenus pour ouvir droit au nouveau dispositif (les systèmes d’information et les protocoles). « C’est la reconnaissance de six années de travail ! ». Sur la rémunération par contre, son avis est plus mitigé. Il faudrait que le montant fixé aujourd’hui par l’Assurance maladie pour rémunérer l’équipe pluriprofessionnelle qui s’engage dans un tel projet puisse être augmenté d’environ 5 000 euros, estime-t-il en substance. « La dotation qui a été convenue au cours de la dernière réunion couvre tout juste les frais d’installation, de logistique d’une équipe qui voudrait travailler ensemble. Ce n’est pas assez », regrette le Dr Pierre de Haas.

Sur le deuxième volet des négociations -l’ACIP-, Pierre de Haas est évidemment moins directement concerné. Il reconnaît que cela « part d’une bonne volonté » mais reste sceptique. Trop compliqué? Il en veut pour preuve certains précédents tels que la création de lettres clés de nomenclature visant à développer la coordination des soins (Visite Longue, soins palliatifs, acte annuel de synthèse pour les ALD, etc) qui au final ne fonctionnent guère, selon lui. « Les médecins s’en servent très peu il me semble. Cela devient vite compliqué à mettre en pratique dans la réalité. C’est beaucoup trop contraignant ».

Source : Legeneraliste.fr

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