Secrétariat : comment se débrouillent les médecins libéraux ?

Secrétariat : comment se débrouillent les médecins libéraux ?

16.09.2014
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    Secrétariat : comment se débrouillent les médecins libéraux ?

Seule une petite moitié des médecins libéraux dispose d’un secrétariat au sein de son cabinet. C’est ce que révèle une étude réalisée par l’URPS médecins de Rhône-Alpes sur le secrétariat médical. D’après les résultats de cette enquête, 32 % des médecins utilisent les services de télésecrétariat et 23 % n’en disposent pas. Deux dernières catégories au sein desquelles les médecins généralistes de secteur 1 sont largement représentés.

Côté coût, il n’y a pas photo entre les différentes formules. 75 % des médecins employeurs consacrent entre 10 et 15 % de leurs recettes brutes à la rémunération des secrétaires, les utilisateurs de télésecrétariat n’y affectent que 5 % des leurs, chaque appel étant facturé 1 euro. Une différence de coût qui se ressent dans les activités déléguées par les praticiens. Même si chaque formule a son avantage.

Lorsque les secrétaires sont présentes au sein du cabinet, elles effectuent des tâches très diverses dont les traditionnelles gestions de rendez-vous, de l’accueil des patients ainsi que l’archivage de documents. Atout de la formule relevé par l’étude : elles peuvent également être amenées à jouer un rôle de « tampon » entre le médecin et les patients. A contrario, le télésecrétariat ne permet d’effectuer qu’un nombre limité d’activités, et ce de façon standardisée, sans connaissance particulière du médecin ou de ses patients. En cas d’absence ou de congé de leur secrétaire, la plupart des médecins employeurs reprennent le rôle de celle-ci et effectuent eux-mêmes ses activités. Une situation étrangère aux médecins recourant au télésecrétariat.

Les médecins sans secrétariat ne bénéficient de rien de tout cela. Pourtant, paradoxalement, les deux tiers d’entre eux sont satisfaits de leur organisation ! Parmi les raisons évoquées pour expliquer le non-recours à un secrétariat figurent d’abord le coût,mais aussi l’absence de besoin, d’envie et de place.

Parmi les enseignements de cette étude, le docteur Pascal Dureau, l’un de ses auteurs, note la combinaison « intéressante » faite par certains médecins (7% dans l’étude) qui associent la valeur ajoutée d’un secrétariat sur place à la disponibilité du télésecrétariat. Au final, il milite pour que « 100 % des médecins puissent bénéficier d’un secrétariat physique ou télésecrétariat » afin qu’ils puissent se consacrer efficacement à leur cœur de métier. En ce sens, il préconise différentes adaptations financières qui pourraient encourager l’essor du secrétariat médical. Et juge indispensable un coup de pouce des pouvoirs publics. Des revendications portées actuellement par les syndicats. Mais seront-ils entendus ?

Source : Legeneraliste.fr

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