Petite histoire des grandes maladies (8) - Le paludisme, le "mauvais air" de la peur (2)

Petite histoire des grandes maladies (8)Le paludisme, le "mauvais air" de la peur (2)

23.08.2014

De la peste noire au Sida, en passant par le choléra et la grippe, les grandes épidémies ont accompagné les grandes étapes de l'histoire de l'humanité. Chaque week-end, durant l’été, retrouvez l’histoire des maladies qui, au fil des siècles, ont ébranlé le monde.

Après avoir, dans la première partie, retracé l'histoire du paludisme, de son apparition à nos jours, nous nous pencherons plus particulièrement dans cette livraison à quelques grandes figures qui ont fait progresser la recherche sur les traitements antipaludiques : les pharmaciens Pelletier et Caventou, Alphonse Laveran et Donald Ross.

Rappelons, en préambule, que le parasite du paludisme est principalement transmis, la nuit, lors de la piqûre par une femelle moustique du genre Anopheles, elle-même contaminée après avoir piqué un individu impaludé. Le parasite infecte les cellules hépatiques de la victime puis circule dans le sang, en colonisant les hématies et en les détruisant. De nombreuses espèces animales homéothermes sont parasitées par des Plasmodiidae, qui leur sont inféodés ; l'humain ne peut être parasité par des Plasmodium animaux, exception faite du Plasmodium knowlesi. Sur les cent-vingt trois espèces du genre Plasmodium répertoriées, seules quatre sont spécifiquement humaines : Plasmodium falciparum responsable d'une grande majorité des décès, et trois autres qui provoquent des formes de paludisme « bénignes » qui ne sont généralement pas mortelles Plasmodium vivax, Plasmodium ovale, et Plasmodium malariae. Plasmodium knowlesi que l'on croyait jusqu'à une date récente spécifique aux espèces simiennes est désormais à compter parmi les Plasmodiums affectant également les humains, de façon généralement bénigne.

En 1717, la pigmentation post mortem au graphite de la rate et du cerveau a été publiée par Giovanni Maria Lancisi, le médecin du pape Clément XI, dans un ouvrage, édité en 1717, sur le paludisme " De noxiis paludum effluviis eorumque remediis". Il y présenta des preuves que la maladie est transmise par les mouches. C'est Lancisi qui introduisit le mot mal'aria, « mauvais air ».

Pelletier et Caventou isolent la quinine

C’est par une belle après-midi de l’année 1820 que deux pharmaciens français, Pelletier et Caventou, à partir d’écorces de Cinchona succirubra (quinquina rouge), isolèrent pour la première fois la quinine, ce qui permit désormais de peser la quantité exacte de médicament à donner aux malades impaludés par rapport à leur poids.

Les propriétés antipaludiques du quinquina étaient connues déjà depuis le XVIe siècle et la conquête de l’Amérique du Sud par les Espagnols. Les quinquinas sont un groupe d'une trentaine d'espèces d'arbres de la famille des Rubiaceae qui poussent à l'état sauvage sur le versant humide de la Cordillère des Andes, entre 1 500 et 3 500 mètres d'altitude. Les Jésuites du Pérou qui avaient pris possession de ces terres, après avoir observé que les autochtones absorbaient de la poudre d’écorce de quinquina en cas d’accès palustre, commencèrent à en populariser l’usage en Europe. La « poudre des Jésuites » allait désormais devenir le traitement de choix des fièvres intermittentes et Louis XIV lui-même fut soigné avec de l’écorce de quinquina en 1649 à la suite d’une fièvre tenace. À cette époque, le paludisme sévissait un peu partout en France, des Flandres à la Camargue en passant par la plaine d’Alsace, les marais de la Brenne, le marais poitevin, le golfe du Morbihan ou la Sologne pour ne citer que les régions les plus touchées. Les Solognots étaient d’ailleurs souvent surnommés les « ventres jaunes », le paludisme infectant les cellules hépatiques. La fièvre donnait la « tremblote », d’où le nom de Tremblevif donné jusqu’en 1854 au village de Saint-Viâtre, en plein cœur de la Sologne des étangs.

Le fils de Louis XIV, le grand Dauphin de France, fut à son tour atteint d’un accès palustre en 1679 alors qu’on assainissait les marais de Versailles. La « poudre des Jésuites » ayant fait son effet, le Roi-Soleil demanda à l’apothicaire Royal de publier un document sur les bienfaits de ce remède.

En 1735, l'Académie royale des Sciences envoya une expédition scientifique au Pérou. Elle était composée de plusieurs mathématiciens, d’un géographe, Charles Marie de La Condamine, et d’un médecin naturaliste Joseph de Jussieu. Le but premier de ce voyage était d’effectuer des mesures d'un arc méridien.

Joseph de Jussieu profita de son séjour péruvien pour collectionner les spécimens de quinquina et en faire la description, mais suite à des vols et une série de naufrages l’ensemble du travail du médecin naturaliste fut perdu à l’exception d’une étude des quinquinas de la la région de Loja qui avait été remise à La Condamine. Celui-ci, dénué de tout scrupule, s'empressa d'envoyer en France ces notes « revues et corrigées de sa main ». Ainsi, la communication à l'Académie royale des Sciences en 1737 sur « L'étude du quinquina, de ses vertus, de la meilleure manière d'en extraire le suc » ne parût pas sous le nom de Jussieu mais sous celui de la Condamine. La plante a été décrite aussi par Linné qui va créer le genre Cinchona et le subdiviser en deux catégories : Cinchona officinalis, variété surtout utilisée pour les boissons, très aromatique mais pauvre en principes actifs et Cinchona succirubra (le quinquina rouge) qui sera beaucoup plus largement exploité, surtout après l’isolation de la quinine par Pelletier et Caventou.

L’atelier de fabrication des deux pharmaciens put traiter, en 1826, 138 tonnes d'écorce de quinquina et en extraire 1 800 kilos de sulfate de quinine. Leur invention rendu publique, ils autorisèrent à quiconque le voulait d'en tirer parti. Ce fut le cas de plusieurs entrepreneurs allemands qui se lancèrent aussi dans l'extraction à grande échelle de la quinine alors qu’aux États-Unis, le laboratoire Rosengarten and Sons, établi à Philadelphie, commença à faire un usage commercial de la méthode Pelletier-Caventou. La même année, les cloches des temples de la vallée du Mississippi appelaient chaque soir à la consommation des pilules à base de quinine du Dr John Sappington (Dr Sappington's Fever Pill), ce qui fit la fortune de ce dernier.

À la même époque, le physiologiste François de Magendie, à qui Pelletier avait envoyé de la quinine pour les tester sur l’animal et sur l’homme notait, en 1829, dans son « Formulaire pour la préparation et l'emploi de plusieurs médicaments » : « S'il est toujours du plus haut intérêt pour le médecin de connaître précisément la dose de la substance active contenue dans le médicament qu'il emploie, cet avantage n'est jamais plus manifeste que par rapport au quinquina, dont l'activité varie beaucoup suivant la nature et la qualité des écorce. On est d'ailleurs souvent très heureux de pouvoir administrer ce médicament sous un aussi petit volume et sous une forme qui n'a rien de rebutant. »

Vers 1832 François Clément Maillot perfectionne le traitement curatif et prophylactique de la quinine. Ce n'est qu'en 1881 toutefois que son apport est officiellement reconnu à l'occasion du congrès sur le paludisme tenu à Alger.

Un autre savant français, Wedell, rapporta en 1837 des graines de quinquina rouge en France au Muséum national d'histoire naturelle et les fit germer. Le Muséum distribua par la suite des plants à diverses institutions botaniques européennes. Mais la mise en culture du quinquina était chose impossible, la plante étant faite pour pousser en zones intertropicales humides et montagneuses, entre 1 000 et 3000 mètres. Les quinquinas mis en culture en dessous de ces altitudes sont dépourvus de quinine. Ceci est en relation sans doute avec la nécessité pour la synthèse par la plante de la quinine d'une forte exposition aux rayons UV.

Les nations européennes entreprirent donc de faire pousser le quinquina dans leurs colonies.

Comme bien souvent ce furent les Anglais qui tirèrent les premiers. Ils commençèrent donc à le cultiver en Inde, vers 1850, dans la région de Darjeeling, dans une petite zone himalayenne chaude et humide. Mais les surfaces cultivées étaient trop réduites pour envisager d’exporter les écorces. Les Britanniques qui ne manquaient ni de ressources, ni de territoires, introduisirent alors la culture du quinquina rouge à Ceylan, cette fois-ci avec succès. Jusqu’en 1885, l'Angleterre va avoir le monopole de la culture et de l'exportation du quinquina.

Mais, à cette date, la Hollande supplanta l’Angleterre en important d'Amérique du Sud, des graines de plusieurs espèces de quinquina dans sa colonie de Java, et en réalisant de nombreuses hybridations. On passera alors d'une culture de quinquinas du groupe « succirubra » à des espèces du groupe « ledgeriana », les quinquinas jaunes dont les écorces sont très riches en quinine (12% environ, au lieu de 5% pour le groupe succirubra).

Après le début de cette mise en culture en Indonésie, les planteurs de Ceylan vont être ruinés en trois ans et la culture du quinquina va être remplacée par celle du thé. Quant à elle, la Hollande va régner sur exploitation du quinquina jusqu'en 1939. Parallèlement, à partir de Cinchona officinalis, pauvre en quinine mais riche aromatiquement, de nombreuses boissons amères vont voir le jour. Dernière anecdote sur la quinine, pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors que l'île de Java était envahie par les Japonais, les nazis vont bombarder les stocks de quinine entreposés à Amsterdam. Les troupes australiennes et américaines combattant dans le Pacifique sud n' eurent plus dès lors de produits pour se prémunir du paludisme.

Des recherches qui se poursuivent tout au long du XIXe siècle.

En 1848, Johann Friedrich Meckel von Helmsbach (surnommé Meckel le jeune) note un grand nombre de granules noir-bruns dans le sang et la rate d'un patient qui venait de mourir dans un hôpital psychiatrique. Meckel était probablement en train de voir des parasites de malaria sans le comprendre, car il ne mentionne pas le paludisme dans son rapport, en pensant que le pigment était de la mélanine.

En 1879 l'allemand Edwin Klebs et l'italien Ettore Marchiafava annoncent avoir trouvé l'agent responsable de la malaria Bacillus malariae, hypothèse que les découvertes de Laveran vont bientôt faire oublier .

Alphons Laveran décrit l'hématozoaire du paludisme

Fils du directeur de l'école de médecine de l'hôpital du Val-de-Grâce, le célèbre parasitologue Alphonse Laveran est né le 18 juin 1845 à Paris, dans le XIIe arrondissement. Après des études classiques au collège Sainte-Barbe puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, Laveran est admis en 1863 à l’École de Santé Militaire de Strasbourg. Nommé au concours interne de l'Hôpital civil de Strasbourg en 1866, il soutient l'année suivante sa thèse de doctorat en médecine sur la régénération des nerfs, puis fait un stage à l'Ecole du Val-de-Grâce.

Au début de la confrontation franco-prusienne de 1870, Laveran est affecté aux ambulances de l’Est. Il participe à la bataille de Saint-Privat et assiste à la capitulation de la ville de Metz, le 27 octobre 1870. En qualité de médecin, il peut quitter la ville pour être affecté à l’hôpital militaire de Lille, où il reste jusqu’à la fin de la guerre.

En 1874, Laveran est nommé Professeur agrégé des Maladies et Épidémies des Armées. Il publie un "Traité des maladies et épidémies des armées ". Il décide alors de se perfectionne dans la technique histologique et fréquente le laboratoire de Ranvier au Collège de France. En 1878, il est envoyé en Algérie, d’abord à l’hôpital militaire de Bône, où il étudie le paludisme, puis à Biskra, où il sintéresse au clou de Biskra, et, enfin, à Constantine.

Grâce à ce séjour dans le Maghreb, Laveran démontre l’origine parasitaire des anomalies histologiques rencontrées dans le sang des patients impaludés. C’est ainsi qu'il va décrire l’hématozoaire du paludisme. Se rend à Rome pour étudier les paludéens de la campagne romaine. Il découvre dans leur sang le même parasite que celui trouvé à Constantine. En 1882, Laveran se rend à Rome pour étudier les paludéens de la campagne romaine et découvre dans leur sang le même parasite que celui trouvé à Constantine. En 1884 il publie le Traité des fièvres palustres où il fait l'hypothèse que ce microbe se trouvait à l’état de parasite chez les moustiques, hypothèse qui va être confirmée par sir Ronald Ross.

Rentré à Paris, Laveran crée un musée d'hygiène au Val-de-Grâce et suit des cours de microbiologie à l'Institut Pasteur. En 1892, il est élu vice- président de la Société de Biologie avant d'être reçu à l'Académie de médecine en 1894. Cette même année, il est nommé Médecin Chef de l’Hôpital militaire de Lille, puis Directeur du Service de Santé du II° corps d’Armée. mais, privé d’un service hospitalier pour poursuivre ses recherches et devant le refus de l’administration de l’affecter à un poste où il aurait pu continuer ses travaux, il demande et obtient, à la fin de l'année 1896, sa mise à la retraite.

Laveran entre alors comme chercheur bénévole à l'Institut Pasteur, accueilli cordialement par Émile Roux , et y partage avec Félix Mesnil pendant plusieurs années une unique chambre de travail . Il reprend ses recherches sur les protozoaires pathogènes en les étendant à toute la série animale. En 1900, le parasitologue s'intéresse aux rapports qui peuvent exister entre les anophèles et le paludisme. Il se rend en Corse et en Camargue pour y étudier ces moustiques et examine ceux qui lui sont adressés du monde entier. Laveran résume l'ensemble de ses travaux dans "Anophèles et paludisme" , paru en 1903. Il demande aussi, en 1901, à l'Académie de médecine, la création d'une Société d'assainissement de la Corse. Elle verra le jour en 1902 sous le nom de Ligue corse contre le paludisme. en 1903 Laveran et Mesnil démontrent que le parasite responsable d'une fièvre de l'Inde (le Kala azar) est un protozoaire nouveau, indépendant des trypanosomes et de l'hématozoaire du paludisme.

En 1907, Laveran reçoit le Prix Nobel de physiologie ou médecine « en reconnaissance de son travail sur le rôle joué par le protozoaire dans la cause des maladies ». Ces œuvres, expliquera le rapporteur Carl Sundberg, constituent la preuve que le créateur de la Pathologie protozoaire continue à être le premier savant de cette branche. Laveran fera don d'une partie de son prix pour transformer et équiper le Laboratoire des maladies tropicales de l'Institut Pasteur où, jusqu'à son décès, il va de nombreux travaux sur le paludisme, les trypanosomiases et les leishmanioses.

Avant de mourir le 18 mai 1922, Laveran a publié en 1921, en collaboration avec G. Franchini, un ultime travail relatif aux flagellés parasites des insectes.

Et les recherches continuent...

En 1880, Ettore Marchiafava et Angelo Celli, à la demande d'Alphonse Laveran, étudient au microscope le cycle de reproduction des protozoaires dans le sang humain, et observent qu'ils se divisent à peu près simultanément à intervalles réguliers et que la division coïncide avec les attaques de fièvre. En 1885, ils appellent ce protozoaire Plasmodium.

En 1881, Carlos Finlay, un médecin cubain qui traite les patients atteints de la fièvre jaune à La Havane, affirme que ce sont les moustiques qui transmettent cette maladie aux humains.

En 1884 le Dr Patrick Manson émet le premier l'hypothèse qu'il doit s'agir d'un moustique qui absorbe le parasite et pond dans l'eau que l'humain ingurgite.

En 1886 et 1892, Camillo Golgi publie ses découvertes sur la fréquence et la périodicité des fièvres dues à la malaria, et montre qu'il existe plusieurs types de paludisme causés par des organismes protozoaires différents.

En 1891, Paul Ehrlich et Paul Guttman remarquent les propriétés antipaludéennes du bleu de méthylène. Cette découverte fait suite à celle de Celli et Guarnieri qui se basait elle-même sur les précédents travaux d'Ehrlich montrant l'affinité de cette substance pour certaines cellules. Ehrlich veut promouvoir le développement de médicaments en exploitant les différences biochimiques. C'était la première fois qu'une substance de synthèse était active contre le paludisme (dès 1849 August von Hoffmann avait cependant déjà souligné l'intérêt de la synthèse de la quinine à partir de goudron de houille).

En 1898, Amico Bignami réussit à transmettre expérimentalement le paludisme grâce à des moustiques. Il n’hésite pas à se faire piquer lui-même et à contracter la maladie.

Ronald Ross, prix Nobel de médecine 1902

En 1897, Ronald Ross , médecin bactériologiste et entomologiste britannique de l’armée des Indes, va montrer en 1897 que la transmission du paludisme des oiseaux se fait par le moustique. Pour confirmer sa théorie, il dissèque, pendant deux ans, des oiseaux paludéens qu'il fait piquer par des centaines de variétés de moustiques et alors qu'il est au bord du découragement, il remarque une espèce de moustique qui ne se développe que dans les eaux de surface et ne se voit que la nuit : l'anophèle.

Il continue alors ses recherches ; il récolte et élève les larves et retrouve des protozoaires de Laveran vers le septième jour dans l'estomac de l'anophèle. Il a enfin la preuve : c'est bien cet insecte qui transmet le parasite vivant à ses dépens. Il constate qu'une période d'incubation de 10 à 14 jours est nécessaire entre la piqûre et l'apparition des parasites dans le sang. Ross démontre ainsi que certaines espèces de moustiques transmettent le paludisme aux oiseaux en isolant les parasites des glandes salivaires des moustiques qui se nourrissent des oiseaux affectés.

Cette découverte vaudra à Ross le prix Nobel de médecine en 1902. Après avoir démissionné des services médicaux indiens, le médecin anglais va intégrer l'école de médecine tropicale de Liverpool tout juste créée pour diriger les efforts d'éradication du paludisme en Égypte, au Panama, en Grèce et sur l'île Maurice. Jusque vers les années 1930, les chercheurs parleront d'Anopheles maculipennis en général sans faire de distinction claire ou précisément circonstanciée entre les différentes variétés.

S'aidant des progrès réalisés par Ronald Ross, Giovanni Battista Grasse, zoologiste italien né en 1854, trouve les quatre formes de parasites pouvant infecter l'homme. Il démontre aussi que le moustique transporte, via son système digestif, le parasite responsable de la maladie.

En 1899, le zoologiste italien Giovanni Battista Grassi, se basant sur les travaux de Ross fit de même pour le vecteur chez les humains et prouva que le cycle vital du Plasmodium a besoin du moustique comme étape nécessaire. Grassi, Giuseppe Bastianelli et Amico Bignami décrivent le cycle de développement de Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax et Plasmodium malariae chez Anopheles claviger.

En 1900, les découvertes de Finlay et Ross vont être confirmées par une équipe médicale dirigée par Walter Reed et les recommandations sont mises en place par William C. Gorgas lors de la construction du canal de Panama. Les mesures de santé publique ainsi adoptées permettront de sauver les vies de milliers d'ouvriers travaillant sur le canal et aideront à développer les futures méthodes prophylactiques contre le paludisme.

La semaine prochaine, nous évoquerons tous les traitements qui se sont substitués à la quinine au fil du XXe siècle et les dernières avancées sur les traitements anti-paludéens...

Source : Legeneraliste.fr
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