Chauve-souris en cause pour Ebola, chameau pour le coronavirus MERS

Chauve-souris en cause pour Ebola, chameau pour le coronavirus MERS

22.07.2014
  • Chauve-souris en cause pour Ebola, chameau pour le coronavirus MERS - 1

    Chauve-souris en cause pour Ebola, chameau pour le coronavirus MERS

Afin d'endiguer la propagation d'Ebola en Guinée, au Liberia ou au Sierra Leone, la FAO, en collaboration avec les gouvernements de ces pays et l'OMS va "mettre en place des systèmes de surveillance de la faune sauvage pour favoriser la détection précoce du virus". L'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'est notamment inquiétée lundi du danger que représente la consommation de la chauve-souris frugivore, soulignant son rôle direct dans la propagation de l'épidémie d'Ebola en Afrique. "Il faut intensifier les efforts pour faire prendre conscience aux communautés rurales d'Afrique de l'Ouest des risques qu'elles courent de contracter le virus Ebola en consommant certaines espèces de faune sauvage", a ainsi déclaré la FAO dans un communiqué de presse. Principal animal ciblé, avec certains primates et différentes espèces de céphalophes (antilopes africaines, ndlr), la chauve-souris frugivore est un mets très apprécié dans cette région du globe, "consommée séchée ou en soupe épicée", détaille l'organisation de l'ONU. "Nous ne suggérons aucunement que les populations arrêtent la chasse, mais elles ont besoin de directives claires, comme ne pas toucher les animaux morts ou vendre ou manger la chair d'animaux trouvés morts", alerte le vétérinaire en chef à la FAO, Juan Labroth.

S’agissant du coronavirus MERS, une récente étude ramène une nouvelle fois sur la piste des camélidés. Des chercheurs ont affirmé mardi avoir trouvé des traces génétiques du dangereux coronavirus dans l'air d'un bâtiment qui avait abrité un chameau malade en Arabie saoudite. Les résultats de cette recherche, parus dans le journal de la Société américaine de microbiologie "mBio", mettent l'accent sur la nécessité d'étudier la transmission potentielle de ce virus respiratoire par voie aérienne. Pour cette nouvelle étude, menée par Esam Azhar, professeur à l'université médicale de Jeddah, les chercheurs ont effectué des relevés dans une grange à chameaux appartenant à un homme décédé du MERS. Quatre de ses animaux avaient présenté les symptômes de la maladie, dont des écoulements nasaux. Leur propriétaire avait directement appliqué un médicament sur le nez d'un des chameaux malades une semaine avant de tomber lui-même malade. Le premier relevé effectué par les scientifiques, le 7 novembre dernier, le jour où un des chameaux a été testé positif au MERS, a montré que des fragments génétiques du virus étaient présents dans l'air. Cependant, les relevés effectués dans les jours suivants ne montraient plus trace du virus, signe peut-être que la présence dans l'air du MERS est soit très courte, soit intermittente, selon M. Azhar.

avec AFP
Source : Legeneraliste.fr
Commentez Commenter

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

| S’inscrire gratuitement

|

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Baclofène

Sécurité du baclofène: l'étude Baclophone plutôt rassurante

Les études sur la sécurité du Baclofène se suivent et ne se ressemblent pas … Alors que début juillet l’étude en vie réelle menée conjointement par la CNAM et l’ANSM mettait en évidence « un profil...1

Santé des migrants : le comité d'éthique prend la défense de l'AME

CCNE

Le comité consultatif national d’éthique rendait lundi matin son avis sur la santé des migrants. Un avis qui rejoint les rapports récents... 1

Le Français aime son généraliste, mais un peu moins que son voisin Allemand...

.

Les Français ont une excellente opinion de leurs médecins généralistes. La dernière enquête Odoxa le confirme : 81 % ont une assez bonne... Commenter

Sécurité alimentaire LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES DESTINÉS AUX SPORTIFS Abonné

Complements alimentaires

Une alimentation équilibrée, diversifiée et privilégiant les aliments de haute densité nutritionnelle suffit à satisfaire les besoins... 1

Recherche en Médecine Générale INFECTION URINAIRE : DIAGNOSTIC TROP EMPIRIQUE Abonné

Bandelette urinaire

La prise en charge des infections urinaires (IU) a fait l’objet de recommandations en 2008 publiées par l’Assaps, puis d’une actualisation... 1

A découvrir