Les implants mammaires sous l’œil de l’Inserm pour les 10 ans à venir

Les implants mammaires sous l’œil de l’Inserm pour les 10 ans à venir

11.07.2014
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    Les implants mammaires sous l’œil de l’Inserm pour les 10 ans à venir

Que deviendront les porteuses de prothèses mammaires PIP dans les prochaines années ? Après avoir formulé cette question en mai dernier, l’ANSM vient de missionner un groupe de chercheurs de l’Inserm du « Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations» (U1018) pour mener une enquête qui se déroulera sur 10 ans et dont l’objectif est de suivre près de 100 000 femmes portant ou ayant porté des implants mammaires de toutes marques, dont PIP.

Lucie, une cohorte épidémiologique nationale

La mise en place de cette cohorte nationale, baptisée LUCIE, vise à évaluer et décrire plus précisément l’incidence des effets indésirables liés au port d’implants mammaires en gel de silicone du fabricant PIP. Les données recueillies vont permettre de connaitre l’état de santé des femmes ayant porté des implants mammaires en gel de silicone et d’étudier s’il existe un lien éventuel entre les événements de santé déclarés (cancer du sein ou autres événements indésirables comme des réactions allergiques cutanées ou des ruptures de prothèses) et le port des prothèses mammaires PIP.

Seule une telle étude prospective permettra de documenter les effets indésirables potentiels des prothèses mammaires. En 2013, l’ANSM a estimé à 346 000 le nombre de femmes porteuses d’implants mammaires en silicone en France (que ce soit pour des raisons esthétiques ou médicales) dont 30 000 de marque PIP. Au cours des explantations réalisées de 2001 à 2013, une prothèse PIP explantée sur quatre a été considérée comme défectueuse.

Appel au volontariat

Le recrutement dans cette cohorte se fera de deux façons :

- soit par le biais du transfert de fichiers, en provenance des hôpitaux et cliniques ayant implanté ou explanté un implant mammaire, quel qu’en soit le fabricant, depuis 2001.

- soit par l’enregistrement volontaire des femmes, après signature en ligne d’un consentement, sur un site “actif”, sur lequel elles seront amenées à remplir un questionnaire en ligne. Un numéro vert a été mis en place (0800 20 00 21) ainsi qu’un site internet (www.alarecherchedelucie.fr)

Dr Linda Sitruk
Source : Legeneraliste.fr

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