IRM : 38 jours en moyenne, toujours plus d’attente...

IRM : 38 jours en moyenne, toujours plus d’attente...

07.07.2014
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    IRM : 38 jours en moyenne, toujours plus d’attente...

Alors même que la cnamts demande aux médecins de lever le pied sur les IRM, voilà une info qui va intéresser les prescripteurs, les payeurs et bien entendu les patients... Et peut-être relancer la polémique. Selon la dernière enquête de l'association Imagerie Santé Avenir (ISA), publiée lundi, les délais d'attente pour passer un examen d'IRM ne cessent en effet de s’allonger en France. Alors qu'il fallait attendre 29 jours en 2012 pour obtenir une IRM "en urgence" et 30,5 jours en 2013, le temps d'attente moyen s'établit désormais à 37,7 jours, soit en termes d'aggravation, la "pire année depuis onze ans", déplore cette association, qui représente l'industrie de l'imagerie.

64 jours d’attente en Basse-Normandie

Ce délai moyen d'attente reste en dessous des objectifs du Plan cancer 2014-2019 qui l'a fixé à 20 jours. Et les inégalités se creusent dans les régions. Aucune des régions à forte mortalité par cancer ne passe sous la barre des 30 jours d'attente à part le Nord-Pas-de-Calais (26,3 jours). Les délais dépassent les 50 jours dans certaines régions comme la Bretagne, l'Alsace, la Lorraine, l'Auvergne, les Pays de la Loire, et même les 64 jours en Basse Normandie. Quatre régions se caractérisent par ailleurs par des taux d'équipement régionaux très faibles (inférieurs à 7,5 IRM par million d'habitants): la Bourgogne, la Basse-Normandie, les Pays de la Loire et la Corse. L'Ile-de-France (IDF) et PACA limitent les dégâts avec un délai de 30 jours, mais avec une nette régression pour la première (délai de l'an dernier : 22,6).

L'enquête, réalisée tous les ans depuis 2003, a testé les réponses à une demande d'examen lombaire "en urgence" par IRM dans le cadre d'une recherche d'extension de cancer. L'ISA impute ces délais au sous-équipement de la France. Au 1er janvier 2014, la France métropolitaine disposait de 684 appareils installés (hors IRM liées à l'activité vétérinaire, militaire ou de recherche). Et pour l’ISA, seul le doublement du nombre d'appareils permettrait de compenser pour se rapprocher du taux d'équipements de la plupart des pays d'Europe de l'Ouest qui, eux, continuent à faire progresser leur parc d'IRM.

Source : Legeneraliste.fr

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