Les problèmes psy n’aident pas à garder son emploi, surtout quand est un homme

Les problèmes psy n’aident pas à garder son emploi, surtout quand est un homme

05.07.2014
  • Les problèmes psy n’aident pas à garder son emploi, surtout quand est un homme - 1

    Les problèmes psy n’aident pas à garder son emploi, surtout quand est un homme

On a plus de risques de perdre son travail quand on est en dépression que quand on est en pleine possesion de ses moyens psychiques. Ce constat posé par la dernière étude du service recherche et statistiques du ministère de la Santé -la DREES- n’a en soi rien d’étonnant. Tout le mérite des chercheurs de l’avenue de Ségur est néanmoins de le quantifier et de mettre des chiffres sur des maux. Du moins, ils ont tenté de le faire. Puisqu’après avoir évalué à 12% et 6% la proportion respective de femmes et d’hommes qui déclarent un trouble anxieux généralisé (TAG) ou un épisode dépressif caractérisé (EDC), ils nuancent aussitôt leur découverte en se demandant si les hommes ne seraient pas "amenés à sous-déclarer ces troubles en raison de normes et représentations sociales fortes."

A cette réserve méthodologique près, l’étude nous apprend qu’entre 2006 et 2010, seuls 86% des femmes et 82% des hommes déclarant un trouble mental ont conservé une activité professionnelle contre respectivement 92% et 93% en population saine. La conclusion est double : TAG et EDC n’aident pas à conserver son emploi, surtout quand on est un homme. Le fait est d’autant plus remarquable qu’à l’inverse pour les problème de santé généraux ou les comportements à risque, les auteurs de la DREES observent que "le taux d’emploi en 2010 apparait légèrement supérieur pour les hommes." S’agissant des troubles psy, on relèvera enfin que l’écart de taux d’emploi hommes-femmes est plus prononcé pour les troubles anxieux généralisés (9 points) que pour les épidodes dépressifs caractérisés (4 points seulement).

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Bernard Jomier

Bernard Jomier, un généraliste sur les bancs du Sénat

« Ce sera sans doute mon activité la plus compliquée à arrêter. » Bien que devenu sénateur en septembre dernier, Bernard Jomier voulait absolument continuer à exercer en tant que généraliste. Il a...Commenter

Les dossiers qui ont marqué l'année Santé des LGBT+ : de l'importance d'être un généraliste friendly

Gay pride

De nombreux patients LGBT+ (lesbiennes, gay, bisexuels et trans...), par peur de leur jugement, n’évoquent pas leurs orientations sexuelles... 3

Zoom en vidéo [VIDEO] L’importance de prendre en compte l’orientation sexuelle de ses patients

Zoom en vidéo - [VIDEO] L’importance de prendre en compte l’orientation sexuelle de ses patients-0

Pour la première fois en 2018, le Congrès de Médecine Générale consacrait une plénière à la spécificité du soin pour les personnes LGBTI... 3

Médecine des voyages SANTÉ DES VOYAGEURS 2018 Abonné

Voyage

Encéphalite japonaise, fièvre jaune, paludisme et mise à jour des vaccins courants sont au cœur de l'actualisation des recommandations aux... Commenter

Infectiologie MALADIE DE LYME : LES MANIFESTATIONS PRÉCOCES Abonné

Lyme

Dans le cadre du Plan national de lutte contre la maladie de Lyme de 2016, la HAS vient d’élaborer un protocole de diagnostic et de soins.... Commenter

A découvrir