Anticoagulants - Pas de surrisque « dans la vraie vie » avec les NACO

AnticoagulantsPas de surrisque « dans la vraie vie » avec les NACO

02.07.2014
  • Pas de surrisque « dans la vraie vie » avec les NACO - 1

    Pas de surrisque « dans la vraie vie » avec les NACO

  • Pas de surrisque « dans la vraie vie » avec les NACO - 2

Pas de surisque hémorragique ni de d’excès d’évènements thrombolemboliques. Alors qu’à l’automne dernier les nouveaux anticoagulants oraux (ou anticoagulant oraux directs / AOD) avaient été mis en cause par certains, deux nouvelles études pharmaco-épidémiologiques présentées ce matin par l’ANSM et la CNAM, apportent des éléments plutôt rassurants. Grâce à des données issues du Sniiram et du PMSI, ces études documentent pour la première fois le profil de sécurité des AOD « dans la vraie vie ».

Pas plus d’évènements hémorragiques ou throboemboliques

Pilotée par la CNAM, la première a évalué le risque de survenue d’hémorragie majeure sous AOD (dabigatran et rivaroxaban) versus AVK, dans les 90 jours suivant l’instauration du traitement, chez des patients initialement naïf d’anticoagulant. Les résultats qui portent sur 71589 patients ne mettent en évidence « aucun surisque hémorragique ni thromboembolique (objectif secondaire) à l’initiation du traitement », résume le Pr Luc Barret, Médecin conseil national de la CNAMTS. Et ce « quelque soit l’indication considérée (FA non valvulaire, TVP ou EP) ».

Les résultats de cette étude indiquent par ailleurs une prescription différente en terme de dosages selon les caractéristiques des patients, et notamment leur risque hémorragique de base. Ainsi, les patients débutant un traitement par faibles dosages d’AOD sont plus âgés (› 80 ANS) et globalement plus à risque (hémorragique ou thromboembolique) que ceux débutant leur traitement avec de forts dosages.

Réalisée par l’ANSM, la seconde étude s’est penchée sur le risque hémorragique de près 25000 patients initialement sous AVK (pour une FA ou une TVP / EP) puis ayant bénéficié pour certain d’un switch par AOD. Dans les quatre premiers mois suivant le switch, l’étude ne met en évidence, là encore, aucune augmentation du risque d’évènements hémorragiques majeurs chez les patients passés sous AOD par rapport à ceux restés sous AVK, et ce quel que soit l’AOD prescrit. L’étude ne retrouve pas non plus d’augmentation du risque d’AVC ischémique, embolie systémique ou infarctus du myocarde de différence chez les patients sous AOD. Des résultats proches de ce qu’avait déjà laissé entendre une étude menée en médecine générale par la CIA ((CNGE-IRMG Association), qui retrouvait moins d’évènements hémorragiques que ne le suggérait les études d’enregistrement.

Un bénéfice risque conforté

Globalement, ces premières données en vie réelle " sont donc plutôt rassurantes et cohérentes avec la littérature, résume François Hébert ( Directeur général adjoint de l’ANSM), et ne remettent pas en cause ni le rapport bénéfices/ risques des AOD ni les recommandations de la HAS sur le sujet ».

Reste que ces 2 études portent sur une période très courte (3 à 4 mois de suivi) et sont donc « à prendre avec précaution » estime l’ANSM. A plus long terme, pourrait en effet se poser la question de l’observance pour les AOD qui n’impliquent aucun suivi particulier. Par ailleurs, on sait que si les accidents hémorragiques surviennent plutôt en début de traitement, les évènements thromboemboliques apparaissent plutôt à distance.

La surveillance continue

Dans ce contexte, « il est donc important de poursuivre la surveillance des risques liés à l’utilisation des AOD, d’observer l’évolution des comportements de prescription et d’utilisation des AOD au cours du temps », estiment les autorités sanitaires. L’utilisation des anticoagulants oraux et les risques qui leur sont associés continueront donc à faire l’objet d’une surveillance étroite dans le cadre du plan d’actions de l’ANSM.

Par ailleurs plusieurs études sont prévues afin de mieux cerner l’observance en vie réelle de ces traitements sur une durée plus longue et d’approfondir la connaissance des conditions de prescription, de leur efficacité et de leur profil de sécurité, notamment dans leur usage préventif.

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
PNNS

Le bio, les fruits à coques, les légumes secs entrent dans la nouvelle recette du PNNS

Depuis la création des premiers « repères nutritionnels » en 2001, les connaissances sur l’alimentation et l’activité physique ont évolué. À la suite des avis récents de l’Agence nationale de...1

La vaccination antigrippale en pharmacie sera bien étendue à toute la France en 2019

.

Les personnes pour qui la vaccination contre la grippe est recommandée pourront se faire vacciner dans toutes les pharmacies de France dès... 3

Coercition : Agnès Buzyn défend une réforme structurelle plutôt que la contrainte

Agnès Buzyn

Les cahiers de doléances, mis en place dans le cadre du Grand débat, font ressortir un constat clair : les Français considèrent que la... 3

ORL DYSFONCTIONNEMENT RHINO-SINUSIEN CHRONIQUE, ÉTAPE DIAGNOSTIQUE Abonné

Dysfonctionnement rhino-sinusien chronique

Devant un dysfonctionnement rhino-sinusien chronique, il importe de ne jamais se lancer dans un traitement, notamment antibiotique et/ou... Commenter

Maladies chroniques GOUTTE : LES INFIRMIÈRES FONT MIEUX QUE LES MÉDECINS Abonné

Goutte

Cette étude anglaise du Lancet montre que la probabilité de contrôler l’uricémie et les crises chez les patients goutteux est trois fois... 2

A découvrir