Génériques et antidépresseurs : la cnamts veut optimiser les prescriptions des généralistes

Génériques et antidépresseurs : la cnamts veut optimiser les prescriptions des généralistes

30.06.2014
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    Génériques et antidépresseurs : la cnamts veut optimiser les prescriptions des généralistes

Les généralistes seront-ils mis à contribution par le prochain PLFSS pour 2015 ? C’est probable et les grandes manœuvres de l’été devraient, comme chaque année en donner un aperçu. Premier élément attendu, jeudi prochain, avec l’adoption par le conseil de la Cnamts de ses suggestions d’économies, comme il le fait chaque année à pareille époque. Dans le constat qu’elle a déjà adopté la semaine dernière, la Sécu a déjà formulé des pistes d’action en grattant les secteurs, où, selon elle des gains d’efficience sont possibles pour le système de santé. Les généralistes ne sont pas en reste sur au moins deux dossiers.

A commencer par les anti-dépresseurs. La cnamts pointe des pratiques, en matière de prescription « très hétérogènes sur le territoire » : le taux d’instauration de traitement variant, selon elle du simple ou double d’un département à l’autre. « Il semble donc, poursuit la caisse que les antidépresseurs ne soient pas toujours prescrits de façon efficiente du fait d’un diagnostic et/ou d’un suivi insuffisant. »

Ce premier rapport évoque aussi « un potentiel d’économies important sur la prescription médicamenteuse en médecine générale. » La cnamts impute notamment aux médecins généralistes l’insuffisante place des génériques dans le marché du médicament. Si elle estime que la dynamique de substitution fonctionne bien, elle déplore qu’ « une part importante de la prescription des médecins généralistes se porte encore vers des médicaments qui ne disposent pas de génériques », donc hors répertoire. La cnamts chiffre pourtant à 25 millions d’euros les économies supplémentaires générées par un point de prescription supplémentaire dans le répertoire. Et elle se prend à rêver que si demain les prescriptions dans le répertoire passaient de 40% à 60% du volume des médicaments, 500 MF d’euros d’économies seraient au rendez-vous et si elles atteignaient 85%, on pourrait récupérer 1,1 milliard !

Ces deux pistes d’économies devraient être plus précisément chiffrés dans le rapport définitif de la Cnamts. Ce sont celles qui concernent le plus directement les généralistes, mais pas les seules. L'Assurance maladie souligne aussi "la fréquence très élevée des actes d'IRM des membres inférieurs", "très supérieure" en France par rapport aux pays européens et nord-américains, qui "pose la question de la pertinence de leurs indications". Ainsi, sur les 3,3 millions d'IRM réalisées en 2013, plus d'un million sont des IRM du membre inférieur. Pour 52% des bénéficiaires, elle n'a pas été précédée d'une radiographie, comme le recommande la HAS, rappelle la cnamts. Au passage, l’Assurance maladie s’inquiète de « cette croissance très rapide du parc IRM» en France qui « risque d’encourager la multiplication des examens y compris pour

les indications qui, comme on le voit sur l’ostéoarticulaire sont discutables ». Une prise de position qui n’est pas du goût des radiologues de la SFR qui jugent au contraire que l’IRM est « une innovation médicale majeure, devenue indispensable à toutes les étapes du parcours de soins» et n’est «pas toujours, contrairement aux déclarations de la CNAMTS, un acte de seconde intention.»

La cnamts s’intéresse aussi aux séjours en maternité et estime qu’il y a là "un potentiel de réduction significative de la durée moyenne de séjour et corrélativement du nombre de lits de maternité", alors que la durée moyenne pour un séjour en maternité en France (4,2 jours) reste élevée par rapport aux autres pays.

Enfin, à propos du cancer du sein -dont elle rappelle qu’il a représenté une dépense de 2,3 milliards en 2012 pour l'Assurance maladie- elle juge le taux de participation au dépistage "insuffisant" et les délais d'accès à la chirurgie trop importants. Pourtant, observe son rapport, "l'initiation des traitements au-delà de 30 jours a une incidence sur le taux de survie".

Source : Legeneraliste.fr

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