Parcours de soins - Tout baigne entre généralistes et spécialistes... libéraux !

Parcours de soinsTout baigne entre généralistes et spécialistes... libéraux !

24.06.2014

A l’heure où l’on parle de plus en plus de coordination des soins, l’URPS Ile-de-France révèle que les généralistes pour la plupart sont satisfaits des liens qu’ils entretiennent avec leurs confrères spécialistes de ville. La communication est en revanche plus compliquée avec l’hôpital.

  • Tout baigne entre généralistes et spécialistes... libéraux ! - 1

« La coordination des soins, elle est dans nos veines », résume le Dr François Wilthien, médecin généraliste et coordonnateur de la commission "spécialiste" de médecine générale" de l’URPS Ile-de-France. Une semaine après la présentation des orientations de la loi de santé publique, l’URPS publie en effet les résultats d’une enquête réalisée auprès de 800 généralistes franciliens intitulée « Votre regard et votre pratique de médecin spécialiste de médecine générale sur l’organisation du parcours de soins des patients ». D’après ces résultats, plus de neuf médecins généralistes sur dix (93%) déclarent adresser leurs patients à leurs confrères libéraux exerçant en cabinet. En cas d’urgence, 80% des professionnels déclarent parvenir à joindre directement leur confrère spécialiste libéral auquel ils souhaitent confier leur patient. Ainsi, la quasi-totalité des médecins généralistes (95%) se déclarent satisfaits de la coordination des soins avec leurs confrères de ville. Les cardiologues (23,6%), gastroentérologues (16,1%), et radiologues (12,9%) étant les plus sollicités.

Les géneralistes franciliens interrogés dans cette enquête estiment qu’un compte-rendu est envoyé par le spécialiste dans 97% des cas et bien souvent (75%) le délai de réception ne dépasse pas 15 jours. Pour communiquer entre confrères, le courrier reste le moyen de communication le plus fréquemment utilisé. Le téléphone vient juste après (40% contre 53% lors de l’adresssage d’un patient).

Des facilités de communication sans comparaison aucune avec l’hôpital. « Avoir un rendez-vous à l’hôpital demande trois ou quatre mois et il faut au moins un mois voire plus pour recevoir un compte-rendu », témoigne le Dr José Clavero, généraliste installé à Paris (XVe arrondissement) et secrétaire général adjoint de l’URPS Ile-de-France. Alors que le parcours de soins actuel fonctionne « bien » selon l’URPS, certains de ses membres craignent avec la nouvelle loi de Marisol Touraine que les spécialistes de ville soient oubliés au profit de l’hôpital. « Nous souhaitons pérenniser les liens qui existent déjà entre les généralistes et les spécialistes, les améliorer et les enrichir », conclut son président, le Dr Bruno Silberman.

Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr
Commentez 3 Commentaires
 
SOPHIE P Médecin ou Interne 20.10.2014 à 22h19

Il faut dire qu'entre spécialistes on se comprend...

Répondre
 
Francois-Marie P Médecin ou Interne 24.06.2014 à 18h51

Nous n'avons jamais eu besoin de personne pour nous apprendre à travailler ensemble, la médecine libérale c'est ça !
MG

Répondre
 
CHRISTIAN T Médecin ou Interne 25.06.2014 à 18h51

non mais vous révez ,mon cher confrère ????

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

| S’inscrire gratuitement

|

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
.

Moins chers, mais source d'inégalités : un bilan mitigé des réseaux des soins

Les assureurs complémentaires rêvent toujours de pouvoir contracter avec les médecins. Une enquête menée par l'IGAS montre que plus des trois quarts des mutuelles, institution de prévoyance ou...Commenter

Bactéries résistantes : pas assez de traitements innovants en développement, selon l'OMS

.

Face à la menace croissante des bactéries résistantes la production de nouveaux antibiotiques n'est pas à la hauteur, selon l'OMS. Dans un... 2

Dépassements : la Cour des comptes casse le CAS

.

Leurs effets seraient "limités et très coûteux". Dans son rapport 2017 sur le financement de la Sécu, la Cour des comptes n'y va pas de... Commenter

Dermatologie LE PSEUDO-XANTHOME ELASTIQUE Abonné

pseudo-xanthome

Certaines pathologies héréditaires induisent une altération du tissu élastique. Compte tenu des conséquences au niveau de différents... Commenter

Médecine du sport LE CERTIFICAT DE NON CONTRE-INDICATION AU SPORT EN 2017 Abonné

certificat sportif

Jusqu’à présent, l’obtention d’une licence sportive était conditionnée par la rédaction d’un certificat médical annuel de non... Commenter

A découvrir