C’est arrivé le 30 mai 1796 - Hahnemann pose les principes de l’homéopathie

C’est arrivé le 30 mai 1796Hahnemann pose les principes de l’homéopathie

30.05.2014
  • Hahnemann pose les principes de l’homéopathie - 1

Jusqu’à ce 30 mai 1796, Samuel Hahnemann avait pratiqué la médecine avec plus ou moins de réussite.

Né à Meissen, en 1755, il montre très tôt un don certain pour les langues, en parlant bientôt couramment six : l’allemand, le latin, le grec, le français, l’anglais et l’italien. Ainsi, quand il débute ses etudes de médecine à Leipzig, il peut survivre en faisant des traductions en allemand d’ouvrages de physiologie ou de médecine.

En octobre 1777, il suit en Transylvanie, le baron Samuel Von Brukental, que l’impératrice Marie-Thérèse venait de nommer gouverneur des lieux, pour y être à la fois son médecin personnel mais aussi son bibliothécaire. Hahnemann reste ainsi deux ans à Hermannstadt (aujourd’hui Sibiu, en Roumanie) où le paludisme fait rage. Il ay contracte lui-même la maladie, ce qui aura une consequence importance sur ses experiences futures, notamment ses essais sur le quinquina.

Revenu en Bavière, il obtient en 1779 son doctorat à Erlangen et se marie avec Henriette Küchler. Une union prolifique puisque onze enfants naîtront, neuf filles et deux garcons.

Hahnemann commence alors une carrière itinérante exerçant dans plusieurs villes d’Allemagne du Nord. À cette époque, il se passionne plus pour la chimie et ses travaux de traduction et d’écriture que pour la médecine proprement dite dont il semble lassé, comme il l’écrit dans une lettre: « La médecine me coûte plus qu’elle ne me rapporte et elle m’est souvent payee d’ingratitude ».

Le « test de vin Hahnemann »

Pourtant, en 1788, son nom connaît un certain retentissement grâce au « test de vin Hahnemann ». Ce test permet de démontrer la dénaturation du vin par l'apport de sucre de plomb toxique et il va bientôt devenir obligatoire pour les négociants en vin de la ville de Berlin.

L'essai sur lui-même du quinquina va en 1790 le rendre définitivement célèbre et représente le fondement de l'homéopathie. Son éditeur lui ayant demandé de traduire l’ouvrage (« Traité des matières médicales ») d’un médecin écossais, William Cullen, sur le quinquina du Pérou, Hahnemann se trouvant rapidement en contradiction avec l'auteur sur l’usage de cette drogue. Il décide donc, pour juger par lui-même de son effet, d'en contrôler les effets sur lui-même. Il note que, sous l'influence du quinquina, l'homme en bonne santé présente des symptômes analogues à ceux de la « fièvre intermittente ». Ayant répété plusieurs fois l'expérience, il s’aperçoit que dès qu'il absorbe du quinquina son état fébrile se déclenche et qu’il disparaît une fois qu’il a cessé d’en prendre.

« Similia similibus curantur »

Des essais sur lui-même avec d'autres substances vont dès lors convaincre Hahnemann du pouvoir de guérison du similaire par le similaire. De plus, il a commencé à réfléchir sur la « force des petites doses » et à les expérimenter.

Hahnemann se souvient aussi de la loi de similitude qu'avait déjà énoncé Hippocrate : « Similia similibus curantur » : « Les semblables sont guéris par les semblables, ce qui produit la strangurie qui n'est pas, enlève la strangurie qui est » . Pour Hahnemann, cette loi peut aussi s’appliquer à la maladie et sa thérapeutique : « Pour guérir une maladie, il faut administrer un remède qui donnerait au malade, s'il était bien portant, la maladie dont il souffre ». Le médecin allemand vient de poser le premier principe de base de l'homéopathie stipule que les maladies se guérissent par les drogues qui donnent les mêmes symptômes que la maladie elle-même.

Commençant à mettre ses théories en application, Hahnemann va bientôt s’attirer les foudres d’une grande partie du coprs médical, mais sans que cela le trouble outre mesure

Ne rencontrant pas le succès espéré auprès de ses confrères, Hahnemann déménage à Leipzig, ville universitaire, où il entreprend de donner des cours, après avoir passé une thèse en 1811 pour accéder au statut de lecteur : c'est effectivement à Leipzig que seront formés ses premiers disciples, tels que Stapf, Gross, Moritz et Wilhem Müller. La même année, il publie « La Matière médicale pure ».

Même si ses pairs ne le reconnaissent pas, les célébrités de l’époque se pressent dans son cabinet, attirées par les réussites de cette nouvelle méthode. Friedrich Wieck, le père de Clara Schumann, le maréchal autrichien Karl Philipp Prince de Schwarzenberg ou encore Nicolò Paganini viennent le consulter.

L’épidémie de choléra de 1831

En 1830, son épouse Henriette décède et Hahnemann réside à Köthen, avec deux de ses filles. En 1831, il publie trois textes sur le traitement du choléra alors que l’épidémie vient d’atteindre l’Europe centrale. Ses articles sont à l'origine du déploiement de l'homéopathie dont le taux de guérison était de 96%, comparé au taux de 41% de l'allopathie. Les prises de position de Hahnemann concernant cette épidémie auront finalement joué un grand rôle pour imposer l'homéopathie. Il a non seulement décrit de bonnes réussites avec les traitements par l'homéopathie, mais a également réfuté les thérapies affaiblissantes, spécialement l'interdiction de boire prescrite par les médecins de l'époque en cas de choléra. De plus, Hahnemann s'est rendu compte que le choléra est une maladie infectieuse transmise « par les très petits animaux d'ordre inférieur ».

Le 18 janvier 1835, une artiste-peintre française, Mélanie d’Hervilly-Gohier, qui était venue en désespoir de cause consulter Hahnemann pour soigner sa phtisie... finit par l’épouser. Les nouveaux mariés quittent la ville, le 7 juin pour arriver à Paris e 27 juin. En août, Hahnemann obtint l’autorisation d’y exercer l’homéopathie, rue Madame, puis rue des Saints-Pères et, enfin, rue de Milan. Une cinquantaine de médecins exerçaient déjà l’homéopathie à Paris.

Hahnemann mourut le 2 juillet 1843, à l’âge de 89 ans, victime d’un catarrhe suffoquant qui l’avait obligé à interrompre ses consultations. L’homme qui parlait six idiomes montra une dernière fois ses dons pour les langues étrangères en prononçant ses ultimes paroles : « In altem aber liebe. Amare et amari... Confiance et paix » . Enterré le 11 juillet 1843 au cimetière de Montmartre, les restes d’Hahnemann ont été transférés au cimetière du Père-Lachaise en 1898. Sur sa tombe est gravé « non inutilis vixi - ma vie n'a pas été inutile ».

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Source : Legeneraliste.fr
Commentez 16 Commentaires
 
CHRISTIAN T Médecin ou Interne 01.06.2014 à 21h03

non, cela relève du placébo , et j'ai eu des scrupules ,de "jouer " ce jeu là , juste pour fidéliser des patients, et faire de la médecine "tiroir- caisse",comprennes qui voudra !!!!!!!

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Jacques A Etudiant en santé 02.06.2014 à 09h18

Si effectivement vous n'avez pas pu (ou voulu) suivre des cas cliniques réels, cette formation n'a pas été je pense très sérieuse. La médecine à mon sens ne doit pas s'apprendre uniquement dans les Lire la suite

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CHRISTIAN T Médecin ou Interne 31.05.2014 à 15h41

vous l'aurez votre spécialité !!!!!

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Jacques A Etudiant en santé 01.06.2014 à 05h18

Quel cursus d'homéopathie avez-vous suivi ? En quoi a-t-il consisté ? Avez-vous réussi à guérir ou à soulager quelqu'un avec cette thérapeutique ?

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CHRISTIAN T Médecin ou Interne 01.06.2014 à 14h28

j'ai suivit les cours à la faculté de médecine de lyon , et je n'ai pas pu supporter que l'on m'indique ,des traitrments pour : la nymphomanie, les retards scolaire ,etc!!!!!

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Jacques A Etudiant en santé 31.05.2014 à 15h28

Dans mes études de médecine je ne pense pas que quelque chose soit prévu concernant l'homéopathie. Pourtant enfant, j'ai été soigné par cette médecine avec succès pour des verrues récidivantes qui Lire la suite

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CHRISTIAN T Médecin ou Interne 01.06.2014 à 19h55

pour les verrues : utilisez le suc de la tige de la chélidoine, pour le reste ç'était dans l'ppréciation de vos parents.

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GEORGES D Médecin ou Interne 30.05.2014 à 22h16

Un illuminé dont les théories ont été étudiées par les nazis

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GERARD L Médecin ou Interne 30.05.2014 à 22h49

Je ne pense pas un seul instant que cette affirmation soit le fait d'un médecin !
La tolérance et l'honnêtete de quelqu'un qui ne sait pas de quoi il parle, ne l'ayant pas, à l'évidence , utilisée Lire la suite

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GERARD L Médecin ou Interne 30.05.2014 à 22h55

Les nazis ont aussi expérimenté les "remèdes" classiques !

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CHRISTIAN T Médecin ou Interne 30.05.2014 à 21h31

la seule chose positive ,c'est qu'il a repéré les "fonctionnels ", sans aller plus loin que le bout de son nez , et qu'il a proposé une methode pour les fidéliser et les enfoncer dans leur pathologie

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GERARD L Médecin ou Interne 30.05.2014 à 22h50

Désolé mais les affections organiques sont aussi soignées par cette méthode dont à l'évidence, vous ne connaissez pas mes principes

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