Bisphénol A : la visite pour l’exemple de Ségolène Royal à Carrefour et Naturalia

Bisphénol A : la visite pour l’exemple de Ségolène Royal à Carrefour et Naturalia

09.05.2014
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    Bisphénol A : la visite pour l’exemple de Ségolène Royal à Carrefour et Naturalia

"J'appelle maintenant tout le monde à faire cet effort puisqu'au 1er janvier 2015, le bisphénol sera interdit".Visite impromptue de Ségolène Royal vendredi 9 mai aux caisses de magasins Carrefour et Naturalia dans le centre de Paris choisi vendredi pour lancer l'offensive contre le bisphénol A. La nouvelle ministre de l’Ecologie a choisi Carrefour, parce que ce groupe a éliminé il y a un an le bisphénol A de ses tickets de caisse et reçus de carte bancaire, et Naturalia, enseigne de distribution de produits bio, car "s'il y en a qui anticipent".

Si certains ont éliminé ce perturbateur endocrinien des tickets de caisse et reçus de carte bancaire, "ça prouve que c'est possible", a-t-elle souligné. "Je suis là pour accélérer les choses (...) il faut maintenant que les industriels comprennent qu'ils ont des obligations, la première est de protéger la santé des consommateurs", a déclaré la nouvelle ministre de l'Ecologie, près d'une dizaine de jours après le lancement d'une stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens. A Ségolène Royal ont été présentés des produits sans bisphénol (barquettes de nourriture pour enfant, tickets...).

Le bisphénol A, antioxydant et plastifiant particulièrement dangereux pour les femmes enceintes en raison de risques pour le futur bébé, a été interdit dans les biberons depuis janvier 2011 dans l'Union européenne. La France est allée plus loin: elle a étendu en 2013 cette interdiction à tous les contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans, et l'appliquera à tous les contenants alimentaires à partir du 1er janvier 2015. Paris entend également proposer dans les prochaines semaines à l'UE de demander la substitution du bisphénol A (BPA) dans les tickets de caisses et reçus de carte bancaire. "C'est long parce qu'il y a de mauvaises habitudes qui ont été prises, c'est long parce ça coûte un peu cher au distributeur. Quand il faut changer, ça représente un coût, mais la santé publique n'a pas de prix", a encore déclaré la ministre, soulignant que ceux qui anticiperont ce changement auront "un avantage concurrentiel" car les consommateurs iront vers les "enseignes et produits qui ne portent pas atteinte à leur santé".

Source : Legeneraliste.fr

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