La chasse aux moustiques est ouverte

La chasse aux moustiques est ouverte

05.05.2014
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    La chasse aux moustiques est ouverte

Comme chaque année à la même époque, les autorités sanitaires viennent de relancer le dispositif de lutte contre la dissémination du moustique "Aedes albopictus" ou moustique tigre.

Vecteur potentiel de maladie virale comme la dengue ou le chikungunya, ce moustique est implanté depuis de nombreuses années dans les départements français de l’océan Indien. En métropole, il s’est développé de manière continue depuis 2004 et est désormais définitivement implanté dans 18 départements (Alpes-Maritimes, Haute- Corse et Corse du Sud, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Vaucluse, Lot-et-Garonne, Pyrénées orientales, Aude, Haute-Garonne, Drôme, Ardèche, Isère, Rhône et Gironde).

« Il n’y a pas, à l’heure actuelle, d’épidémie de dengue ou de chikungunya dans les départements métropolitains concernés précise la DGS. Cependant, en 2010 dans les Alpes-Maritimes et le Var, deux cas autochtones de dengue et deux cas autochtones de chikungunya ont été identifiés et en 2013, dans les Bouches-du-Rhône, un cas autochtone de dengue a été identifié soulignant la possibilité de voir se développer ces maladies dans les départements où le moustique Aedes albopictus est implanté ».

Ce d’autant, que « l’épidémie de chikungunya qui sévit actuellement dans les Antilles françaises et en Guyane ainsi que les cas récents de dengue identifiés sur l’île de La Réunion augmentent les risques d’importation de ces maladies en métropole ».

Le dispositif mis en place aujourd’hui consiste en une surveillance entomologique de l’activité du moustique tigre dans les zones où il est présent ou susceptible de s’implanter ; une surveillance des cas humains s’appuyant sur le signalement sans délai des cas suspects importés et de tous les cas confirmés et une sensibilisation des voyageurs et personnes résidant dans les zones où le moustique est présent et actif.

Par ailleurs, "les personnes se rendant dans des zones où circulent les virus du chikungunya et de la dengue, comme actuellement les Antilles françaises et la Guyane doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à leur retour si elles résident dans les départements où le moustique est implanté". L’objectif est de prévenir l’introduction et la transmission de ces maladies en métropole.

Source : Legeneraliste.fr
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