Economies : Touraine donne le détail de la facture

Economies : Touraine donne le détail de la facture

25.04.2014
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    Economies : Touraine donne le détail de la facture

2,1% en 2015, puis 2% en 2016, puis 1,9% en 2017. Marisol Touraine a donné vendredi des précisions sur l’évolution de l’Ondam (Objectif National des dépenses d’assurance maladie), dont on savait depuis mercredi qu’il ne dépasserait pas 2% en moyenne jusqu’à la fin du quinquennat. "C'est un effort sans précédent" a-t-elle indiqué dans une interview au journal Les Echos, alors que l’ONDAM 2014 est à 2,4%.

Pour arriver à économiser 10 milliards d'euros d'ici 2017 sur l'Assurance maladie, la première visée sera l’industrie du médicament : "Nous consommons trop de médicaments trop de médicaments de marque et trop de médicaments chers", affirme la ministre de la santé. Elle se fait fort de réaliser 3,5 milliards d'économies en trois ans "en baissant les prix des médicaments et en favorisant les génériques". Le budget de la Sécurité sociale pour 2014 prévoit déjà un effort à hauteur d'un milliard d'euros sur ce poste, au grand dam de l'industrie pharmaceutique. Pour rassurer les Français sur les génériques, la ministre veut aussi gagner la bataille de l’opinion et se dit "favorable à une campagne d'information". Objectif : que les génériques représentent un quart du marché français en 2017.

Le Leem (les entreprises du médicament) a réagi très négativement à l’annonce de ces économies, estimant que ce plan "fait encore une fois porter tout l'effort sur lemédicament" et que ses mesures "font peser une menace directe sur les effectifs".

Comme attendu également, l'hôpital sera également mis à contribution, à hauteur de 2 milliards d'euros : les hôpitaux publics "devront en particulier mieux gérer et mutualiser leurs achats", affirme Marisol Touraine. "Il n'est pas normal que deux établissements distants de seulement quelques kilomètres aient deux systèmes informatiques différents ou aient recours à deux blanchisseries", explique-t-elle. Des mesures seront aussi prises "pour résorber le recours excessif aux médecins intérimaires, qui coûtent trop cher aux établissements publics".

Des économies à hauteur de 2,5 milliards d'euros sont également attendues en évitant "les actes inutiles ou redondants et la consommation de médicaments inadaptée". Ainsi, "il n'est pas rare que des radios ou des analyses médicales soient faites deux fois. Des mesures seront prises pour y remédier", assure, sans plus de précisions, la ministre. Des listes de médicaments recommandés pour chaque spécialité seront aussi mises en place pour, dit-elle, "faciliter la qualité de la prescription". Une mesure qui lui a été soufflée par un récent rapport.

Quatrième axe de son plan: la coopération ville-hôpital sera renforcée et les interventions en ambulatoire, qui permettent au patient de sortir le jour même de l'hôpital, seront développées: "1,5 milliard pourra être économisé sur trois ans dans ce domaine dont près de 1 milliard pour la chirurgie ambulatoire". Là encore, la feuille de route se veut ambitieuse : une opération sur deux devra être pratiquée sans hébergement à l'hôpital en 2016.

Au total, industrie pharmaceutique et hôpital se partagent plus de la moitié de la facture. La ministre donne moins de détails concernant les libéraux. Mais la CSMF a fait ses comptes et s’inquiète : "en additionnant les efforts directs demandés, la médecine de ville devra supporter 2,5 milliards d’Euros pour la maîtrise des dépenses via l’encadrement des prescriptions et l’hôpital public seulement 2 milliards d’Euros. Une fois de plus, le Gouvernement exerce une plus forte pression sur la médecine de ville, alors que celle-ci a déjà très largement participé aux efforts d’économie en maîtrisant ses dépenses et en respectant l’objectif qui lui était assigné, " commente le syndicat, qui qualifie ce plan d’inique et les listes de médicaments annoncés "attentatoires à la liberté de prescription".

"Pour parvenir à 10 milliards, le gouvernement prendra enfin des mesures de lutte contre la fraude", dit-elle."Les réformes que j'engage n'aboutiront pas à un système de santé low cost mais, au contraire, à préserver l'excellence de notre modèle, son excellence médicale mais aussi son excellence sociale", assure Marisol Touraine, qui une fois encore donne des assurances aux Français : "les patients ne seront ni moins bien soignés ni moins bien remboursés", il n’y aura "ni déremboursements ni nouvelles franchises".

Source : Legeneraliste.fr

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