Fièvre hémorragique - Les recos du ministère de la Santé sur Ebola

Fièvre hémorragiqueLes recos du ministère de la Santé sur Ebola

05.04.2014
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    Les recos du ministère de la Santé sur Ebola

Si, comme l’a confirmé samedi Marisol Touraine, la probabilité est faible de recevoir en consultation un patient atteint d’une fièvre hémorragique à virus Ebola en provenance d’un pays d’Afrique de l’ouest, notamment la Guinée où 88 morts ont été recensés, le Ministère de la Santé a émis des recommandations sur la conduite à tenir si une telle situation se présentait.

Le virus Ébola appartient à la famille des filovirus, à laquelle appartient également le virus Marburg. Il se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.

La gravité de cette infection est liée à son taux de létalité qui varie de 25% à 90% et tient au fait qu’il n’existe à ce jour aucun traitement ni vaccin spécifiques.

Contagiosité

La contagiosité débute avec l’apparition des premiers symptômes. La transmission s’effectue par contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions, salive) d’une personne infectée. Les personnes atteintes peuvent transmettre l’infection aussi longtemps que leur sang et leurs sécrétions contiennent des virus, c’est-à-dire plusieurs semaines. La durée d’incubation de la FHV Ebola varie entre 2 et 21 jours, avec une moyenne de 8 à 10 jours.

Daignostic

Toute la problématique est de repérer tout malade, de le traiter et de l’isoler pour éviter tout risque de contamination. La première phase de cette fièvre hémorragique est peu spécifique puisqu’elle se caractérise par une soudaine montée de fièvre accompagnée d’asthénie, de myalgies, de céphalées ainsi que de maux de gorge. Débutent ensuite les diarrhées, vomissements, éruptions cutanées et une insuffisance rénale et hépatique. Des hémorragies internes et externes surviennent ensuite. Les hémorragies peuvent être localisées (hémorragies conjonctivales) ou profuses (hématémèse et mélaena).

Conduite à tenir devant un cas suspect

En ambulatoire, si les données concernant le patient (symptômes et signes cliniques, provenance de la zone à risque dans un délai compatible < 21j) font considérer le patient comme « cas suspect » il convient :

- de respecter des règles d’hygiène de base : isoler le patient et de lui faire porter un masque antiprojections (masque chirurgical). Le médecin quant à lui doit porter un masque FFP2 et des gants.

- contacter en urgence contact le Centre 15, puis l’Agence régionale de santé (ARS)

Source : Legeneraliste.fr

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