Sondage - Généralistes et infirmières, les plus optimistes parmi les libéraux de santé

SondageGénéralistes et infirmières, les plus optimistes parmi les libéraux de santé

01.04.2014

C’est une bonne nouvelle qui vient égayer le paysage des professions médicales que l’on dit volontiers chagrines. La troisième édition du Scan CMV Médiforce révèle que les généralistes sont parmi les praticiens les plus positifs sur leur sort avec les infirmières ! Ils n’en sont pas moins inquiets sur leur avenir démographique…

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A l’heure où la morosité ambiante prédomine, les bonnes nouvelles, comme celles publiées par l’Observatoire des professions libérales de santé, CMV Médiforce, filiale de BNP Paribas, sont à relever ! Pour cette troisième édition, l’étude réalisée auprès de 493 personnes issues de huit professions libérales de santé*, montre certes que le sourire n’est pas sur le visage de toutes les professions de santé, mais serait semble-t-il en partie revenu sur celui des généralistes. Interrogés sur la situation générale actuelle de leur profession, plus du tiers des libéraux de santé donne les notes les plus basses, comprises entre 1 et 4 sur une échelle allant jusqu’à 10.

Plus optimistes, les généralistes mettent eux largement la moyenne (5,8) quand on leur demande de juger leur situation présente. C’est nettement plus que l’ensemble des libéraux (5,2). Seules les infirmières se disent un peu plus heureuses de leur sort (5,9). Sauf que le score des premières est à la baisse, alors que le moral des généralistes est en progression de 0,6 point par rapport au début du Scan CMV Mediforce en 2011. A l’opposé, pharmaciens et biologistes semblent avoir beaucoup moins le moral : les uns et les autres s’accordent sur une moyenne basse de 4,4/10.

Mais pour les généralistes, il y a plus surprenant. Quand on leur demande de se prononcer sur l’avenir, ils conservent en effet un certain optimisme avec une moyenne de 4,8/10, sur le futur des conditions d’exercice de la médecine générale. Une petite majorité (51%) note même cet item entre 5 et 6 sur 10. Là encore, la profession de singularise par rapport aux autres dont la moyenne s’établit à 4,4/10.

80% dénoncent l’incurie des pouvoirs publcis sur les déserts médicaux

Sereins les généralistes ? En apparence seulement. Car l’étude montre que parmi les médecins de famille, ils sont tout de même un sur cinq à regarder ailleurs : 21% envisageant en effet de devenir salariés dans un proche avenir. Et l’immense majorité pointe quand même « le trop-plein » de charges et de fiscalité ainsi que le poids des contraintes administratives. Mais là-dessus, ils ne se singularisent pas vraiment du reste des libéraux de santé...

Surtout, touchés en première ligne par la désertification médicale, les généralistes paraissent les plus remontés contre les politiques sur le sujet. A preuve, ils sont 80% à dénoncer l’incapacité des pouvoirs publics à résoudre ce problème. Seules les pharmaciens se montrent plus accusateurs (93%). Cela n’empêche pas une majorité de généralistes de se dire prête à recommander à un jeune d’exercer en libéral (59%) : une attitude en baisse tout de même de deux points par rapport au premier baromêtre.

D’où vient alors ce relatif bien être qui émane de la profession ? Peut-être de sa stabilité économique. L’enquête montre qu’ils ont plutôt moins de soucis de financement que les autres professions du soins. Et ils se considèrent par ailleurs moins menacés que la moyenne par la concurrence d’internet ou de l’automédication. Enfin, seul un tiers d’entre eux évoque un chiffre d’affaires en baisse contre 46% des libéraux de santé en moyenne.

*Enquête réalisée en novembre 2013 par l’institut H2O auprès de 493 professionnels de santé : médecins généralistes, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, infirmières, kinésithérapeutes, vétérinaires, biologistes, radiologues.
Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr
Commentez 5 Commentaires
 
Francoise s Médecin ou Interne 01.04.2014 à 20h20

et bien pour les sondages c'est pareil !!

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Francoise s Médecin ou Interne 01.04.2014 à 20h19

au fait, vous mettez votre stétho comme ca vous ou c'est juste pour les "urgences " à la télé ??

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Anne-Claire M Médecin ou Interne 01.04.2014 à 19h42

Moi je ne suis pas optimiste. Pas plus que les confrères que je connais. Tout au plus font-ils, pour certains, l'autruche : "je ne suis pas au courant de ce qui se passe et je ne veux pas le savoir".

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thierry l Médecin ou Interne 01.04.2014 à 18h39

"Quand on leur demande de se prononcer sur l’avenir, ils conservent en effet un certain optimisme avec une moyenne de 4,8/10"

On se demande pour le journaliste à quel niveau il place le pessimisme Lire la suite

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Anne-Claire M Médecin ou Interne 01.04.2014 à 19h41

En effet !!!

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