Affaire Hazout : prison pour le gynécologue qui fait appel

Affaire Hazout : prison pour le gynécologue qui fait appel

20.02.2014
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    Affaire Hazout : prison pour le gynécologue qui fait appel

La cour d'assises de Paris a condamné jeudi le célèbre gynécologue André Hazout à huit ans de prison pour des viols et agressions sexuelles sur six patientes. Après quatre heures de délibéré, la cour a répondu "oui" à toutes les questions sur la culpabilité du gynécologue, 70 ans, qui comparaissait libre et auquel les gendarmes ont immédiatement passé des menottes. Il a également été condamné à une interdiction définitive d'exercer. L'avocate générale Annie Grenier avait requis douze ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur six patientes.

De son côté, la défense du Dr Hazout avait demandé jeudi à la cour de ne le condamner que pour les agressions sexuelles qu'il a reconnues sur certaines de ses patientes et non, "pour l'exemple", pour les viols qu'il a toujours contestés. C'est "une déception puisque la cour n'a retenu aucun de nos arguments sur les viols et donc nous allons faire appel et demander qu'André Hazout soit remis en liberté dans l'attente de ce nouveau procès", a déclaré à la presse son avocat Francis Szpiner.

"Après trois semaines d'un long débat difficile, très dur, je réalise tout le mal que j'ai pu engendrer sans le vouloir, sans m'en rendre compte, et je veux demander pardon à ces femmes, à mon épouse et à mes pairs", avait déclaré le praticien avant que le jury ne se retire pour délibérer. Après le verdict, son frère a expliqué qu'André Hazout était "catastrophé, détruit".

Durant son procès, le Dr Hazout a reconnu quatre agressions sexuelles mais contesté quatre viols estimant qu'il s'agissait de rapports consentis. "Il reconnaît des agressions sexuelles donc que ses patientes n'étaient pas consentantes mais parle de rapports sexuels consentis. Mais comment celles qui ont refusé un baiser auraient accepté un rapport sexuel?", s'était interrogée Annie Grenier.

Le procès aura aussi été marqué par la mise en cause, puis les excuses du conseil départemental de l’Ordre de Paris.

Source : Legeneraliste.fr
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