Les appendicectomies en chute libre en France

Les appendicectomies en chute libre en France

17.02.2014
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    Les appendicectomies en chute libre en France

La France n’est plus la championne du monde des appendicectomies. Le nombre de ces opérations a en effet fortement chuté dans l’Hexagone depuis les années 80, confirme une étude de la Drees. En 2012, 83.400 appendicectomies ont été pratiquées en France tandis que dans les années 1980, leur nombre était estimé à plus de 300.000. Toutefois, cette baisse - qui a été plus importante chez les femmes et chez les grands enfants et adolescents que chez les hommes - ne concerne pas les interventions pour péritonites ou abcès qui sont, elles, restées stables.

Une nouvelle démarche diagnostique

Même si cette évolution a débuté avant que l’échographie et le scanner deviennent des examens usuels dans la démarche diagnostique, ces examens ont contribué au changement de pratiques. La diminution a été importante (de 8 % en moyenne, chaque année) entre 2000 et 2003. Elle a été moins rapide avant 2000 et après 2003 (5,2% par an entre 1997 et 2000 et 2,8 % par an entre 2003 et 2012).
 

Les hospitalisations pour appendicite de 1969 à 2012 (DREES)

Selon l’étude du service statistique du ministère de la Santé, la France «continue de se rapprocher des autres pays», même si ceux-ci ont aussi connu une diminuation du nombre des appendicectomies, «mais de moindre ampleur». Au début des années 90, elle était en tête des pays de l’OCDE pour ce type d’interventions, elle émarge à la 8e place désormais. En 1993, le taux d’appendicectomies était en France respectivement 2,5 et 3,7 fois plus elévé qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Des ratios qui sont tombés à 1,4 et 1,7 désormais.

A noter que la mortalité au cours du séjour reste très faible et est essentiellement due aux formes graves survenant chez les personnes âgées. Depuis 2005, en outre, l’intervention est réalisée majoritairement par voie coelioscopique. Quant à la durée de séjour en hôpital elle a aussi diminué, même pour les formes graves, en passant de 5,7 jours en 1993 à 5,3 jours en 1997 et à 4,6 jours en 2012. Au total, moins d’interventions et pour des durées de séjour inférieures : une source d'économies pour la Sécu.

Giulia Gandolfi
Source : Legeneraliste.fr
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