Prescriptions - L’Ansm s’inquiète de la reprise de la consommation des benzodiazépines

PrescriptionsL’Ansm s’inquiète de la reprise de la consommation des benzodiazépines

08.01.2014
  • L’Ansm s’inquiète de la reprise de la consommation des benzodiazépines - 1

    L’Ansm s’inquiète de la reprise de la consommation des benzodiazépines

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient d’actualiser les données sur la consommation de benzodiazépines qui confirment la reprise de la consommation globale de benzodiazépines. Cette reprise est sous tendue par la progression de la consommation d’anxiolytiques et d’hypnotiques, malgré la baisse importante de la consommation du tétrazépam - qui a été retiré du marché depuis la réévaluation de son rapport bénéfice/risque - et du clonazépam (-70 % entre 2011 et 2012) lequel a fait l’objet de conditions d’accès restreintes. Quant au flunitrazépam, il a été retiré du marché français pour des raisons commerciales.

131 millions de boîtes de médicaments contenant des benzodiazépines ou apparentées ont été vendues en France en 2012 (dont 53,2 % d’anxiolytiques et 40,5 % d’hypnotiques). Un chiffre qui représente près de 4 % de la consommation totale de médicaments en 2012. L’Ansm constate aussi que les temps d’exposition aux benzodiazépines sont parfois très supérieurs aux recommandations d’AMM. La moyenne d’utilisation annuelle est de 4 à 5 mois pour les molécules hypnotiques et anxiolytiques.

Le profil type du consommateur de benzodiazépines est une femme (2/3 des consommateurs) âgée en moyenne de 56 ans. Après 65 ans, un tiers des patientes consomment une benzodiazépine anxiolytique et près d’une sur cinq (18 %) une benzodiazépine hypnotique. Quant au prescripteur, son portrait robot est celui d’un médecin généraliste, puisque la profession prescrit près de 90 % des benzodiazépines anxiolytiques et hypnotiques.

En conséquence, un nouveau plan d’actions va être proposé par les autorités sanitaires en 2014 pour mieux encadrer ces prescriptions. Rappelons que dans son rapport d’expertise de 2012, les experts de l’Ansm avaient proposé de réduire la taille des conditionnements des benzodiazépines, ou de contraindre leur prescription aux ordonnances sécurisées. Sur ce dernier point, une enquête devait être menée pour en évaluer l’acceptabilité par les prescripteurs.

Source : Legeneraliste.fr

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