A vous la parole - La médecine en faillite.

A vous la paroleLa médecine en faillite.

01.01.2014

L’Europe, avec le concours des politiques, a été fondée pour et par les financiers et non pour une unification du peuple européen pour sa prospérité. Les financiers détiennent maintenant le capital des grosses industries nationales et multinationales qu’ils rentabilisent au maximum égoïstement sans faire cas du social, de la santé, du devenir des salariés.

La politique actuelle, qui est à l’opposée d’une politique sociale, impose de faire des économies sur la santé avec pour conséquence la dégradation de la santé et des bénéfices pour les financiers, quels que soient les engagements et serments de la Ministre de la Santé. Quelques exemples :

Dernier grand scoop : Paris zone désertifiée. Les effectifs de médecins généralistes, programmés pour des questions économiques par les politiques depuis plusieurs années, continuent à baisser, même Paris "la capitale de la France" se vide de ces médecins.

Pour diminuer le nombre de prescriptions des médicaments, considérés comme ruineux pour la Sécurité sociale, plusieurs procédés sont employés :

- Le doute, largement diffusés dans les médias, insinué sur l’efficacité et/ou la dangerosité de certains médicaments : statines, nouveaux anti-coagulants, ….

- L’accusation de trop médicaliser certaines maladies tel l’hypothyroïdie pour laquelle le Levothyrox est jugé trop prescrit surtout depuis sa pénurie, et l’augmentation de sa prescription (de 4 millions de boîtes en 1990 à 34 millions en 2012). L’accident de Tchernobyl et certaines pollutions n’en seraient-ils pas responsables ?

- L’accusation de trop prescrire faite au médecin généraliste, alors que son ordonnance regroupe les prescriptions des différents spécialistes consultés ?

Les pharmacies manquent de médicaments ! Il existe une pénurie de certains médicaments en France **. La rupture d’approvisionnement des pharmacies de ville ou hospitalières devient courante. En cause la production en flux tendu des médicaments, imposée par les financiers.

Le prix des médicaments pour des maladies graves comme pour la leucémie myéloïde chronique s’envole. Les médicaments étant produit à flux tendu, cela permet d’adapter leur prix à la demande. Peut-être qu’il sera jugé plus rentable économiquement dans quelques années, pour ne pas déplaire aux financiers, de laisser mourir les gens plutôt que de les soigner ?

Après avoir, pour raison économique, dénigré et fermé de nombreux hôpitaux de proximité, aujourd’hui on les encense. La Ministre de la Santé veut maintenant en faire des terrains de stage pour les étudiants ? Devant la restriction du nombre de services hospitaliers universitaires également pour raison économique, la ministre se trouve dans l’obligation d’envoyer les étudiants en médecine faire leur stage dans les hôpitaux de proximités. Pour pallier ce déficit va-t-on encore diminuer le nombre d’étudiants ? La Maternité de Dourdan (600 accouchements par an) va-t-elle devenir un lieu de stage ou être fermée pour raison économique ?

Pour le gouvernement, tout est bon pour réaliser des économies :

- Suppression de la vaccination obligatoire pour Diphtérie, Polyomélite et Tétanos.**** Verra-t-on une recrudescence de ces maladies dans quelques années ?

- Suppression annuelle du certificat pour le sport. Certificat qui permet de vérifier le suivi et l’état de santé des enfants au moins une fois par an.

- Autorisation de publicité de certains médicaments sur les chaînes de TV. Ce qui enrichit les financiers, fait faire des économies à la Sécurité sociale, mais encourage l’automédication avec ses risques parfois mortels !

- Autorisation aux industries du générique, et non aux laboratoires pharmaceutiques, de se faire de la publicité à la TV. Pourquoi sinon pour favoriser "les copains", puisque les médicaments génériques ou non ont souvent le même prix et que le gouvernement refuse d’imposer le TFR.

- Prochainement, l’affichage du SMR de chaque médicament sur leur boîte. En cas de SMR faible, le pharmacien sera dans l’obligation de prévenir le malade que le médicament n’a pas une performance extraordinaire. Le dénuement s’amplifiant, le médicament sera-t-il acheté ? Nouvelle économie !

Notre santé subit les conséquences de cette politique conçue pour le bien-être des financiers en mettant la médecine et la santé publique en faillite. Est-il impossible d’envisager de créer un juste milieu entre finance et humanité ?

Dr Jean Hvostoff, Les Molières (Essonne)
Source : Legeneraliste.fr

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