PLFSS 2014 - Le budget de la Sécu adopté définitivement

PLFSS 2014Le budget de la Sécu adopté définitivement

03.12.2013

L’Assemblée nationale a adopté ce mardi, en lecture définitive, à 316 voix pour et 233 voix contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014. Ce budget de crise doit permettre de contenir le déficit à moins de 13 milliards d'euros.

  • Le budget de la Sécu adopté définitivement - 1

    Le budget de la Sécu adopté définitivement

Les députés ont eu le dernier mot. L’Assemblée nationale a adopté définitivement, à 316 voix pour et 233 voix contre le budget de la Sécu pour 2014. Le vote solennel a eu lieu ce mardi. Reste pour le texte à passer d’ici à la fin de l’année son examen de passage devant le conseil constitutionnel.

Ce PLFSS prévoit que, pour 2014, le déficit de la Sécu doit être réduit de 3,4 milliards d’euros. L’objectif du gouvernement est en effet de le faire passer en dessous de 13 milliards d’euros avec l’ambition d’un retour à l’équilibre à l’horizon 2017.

Côté dépenses de santé, ce budget de la Sécu est doublement historique. Plus serré que jamais, le taux de progression des dépenses de l’Assurance maladie (Ondam), sera limité à 2,4 %. Mais pour la première fois, l’évolution du sous-Ondam de ville dépassera celle de l’hôpital de 0,1 %. Il est en effet de 2,4 contre 2,3 %. Pour autant, le gouvernement se targue de n’avoir prévu aucun déremboursement dans ce PLFSS. Pour la branche maladie, les économies devraient reposer essentiellement sur les médicaments (900 millions d’euros de baisses de prix) et les soins de ville, via baisses de tarifs et nouveaux objectifs de prescription.

Rémunération en vue pour la coordination des soins

Ce PLFSS 2014 prévoit également des dépenses. L’organisation des soins de premier recours devrait être confortée avec, l’année prochaine, l’ouverture de négociation sur la généralisation de la rémunération du travail en équipe. En attendant, les expérimentations des nouveaux modes de rémunération (ENMR) seront prolongées et étendues à 150 nouvelles équipes. Le déploiement de la télémédecine sera accéléré. La couverture des professionnels de santé en cas de grossesse pathologique devrait être améliorée. A noter également que les centres de santé bénéficieront désormais des avantages conventionnels consentis aux médecins libéraux. Le coût de l’ensemble de ces mesures a été estimé à 20 millions d’euros. Par ailleurs, le PLFSS 2014 contient également l’expérimentation de la vente d'antibiotiques à l'unité ainsi qu’une nouvelle taxe sur les boissons énergisantes qui devrait apporter 60 millions d’euros. Enfin, le forfait de prise en charge du sevrage tabagique pour les jeunes (20-25 ans) est multiplié par trois. En même temps, le tiers payant sera accordé aux 15-18 ans pour la prescription d’un contraceptif.

Giulia Gandolfi
Source : Legeneraliste.fr
Commentez Commenter

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

| S’inscrire gratuitement

|

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
.

Les centres de santé ne veulent pas tomber sous la coupe des cliniques privées

Pour les centres de santé, la rentrée n'amène pas de répit. Alors que les responsables du secteur ont bataillé au printemps dernier pour éviter que la création de nouvelles structures ne soient...4

Les femmes boudent la pilule... mais pas la contraception

Contraception

Même si en 2016, la pilule reste la méthode contraceptive la plus utilisée (36,5%), son utilisation a diminué, avec une baisse de 3,1... 1

Les changements au travail, mauvais pour la santé des salariés

.

Les changements au travail peuvent avoir un impact sur la santé mentale des salariés, selon une étude du ministère du Travail publiée... 1

Allergologie LE TRAITEMENT DE PREMIÈRE INTENTION DE L’ANAPHYLAXIE Abonné

.

Les dernières recommandations françaises et américaines sur l'anaphylaxie relèguent au second plan les anti-H1, les corticoïdes et les B2CA... 4

Diabète SE PIQUER LES DOIGTS : POUR QUOI FAIRE ? Abonné

.

Chez le diabétique de type 2, le ratio bénéfice/risque de l'autosurveillance glycémique est défavorable. Une nouvelle étude qui conforte... Commenter

A découvrir