Personnes âgées - Seuls 64 % des résidents d’Ehpad choisissent leur médecin traitant

Personnes âgéesSeuls 64 % des résidents d’Ehpad choisissent leur médecin traitant

23.10.2013

À peine six pensionnaires sur dix en institution déclarent avoir choisi leur médecin traitant de leur propre gré, selon une étude de la Drees publiée cette semaine. Et alors que leur état de santé est souvent à l’origine de leur entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), la situation géographique prime sur l’adaptation de la structure à leur état.

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    Seuls 64 % des résidents d’Ehpad choisissent leur médecin traitant

Commençons par une bonne nouvelle : les trois quarts des résidents hébergés en EHPAD indiquent avoir bien vécu leur entrée en établissement. C’est une des conclusions de l’enquête Drees réalisée en 2007 et publiée cette semaine auprès des résidents des EHPAD mais aussi de leurs proches et des gestionnaires. Premier enseignement : la dégradation de l’état de santé semble être la principale raison d’entrée en établissement. En effet, 73 % des résidents et 83 % de leurs proches ont déclaré que c’était leur état de santé qui avait justifié ce changement. D’autres raisons ont été invoquées - comme le fait de se sentir seul, de ne pas pouvoir être aidé, ou de ne pas vouloir être un poids pour les autres - mais dans une moindre mesure. Paradoxe : malgré l’importance de l’état de santé du résident, l’adaptation de l’établissement à cet aspect n’est citée que par 8 % des résidents et 12 % des proches comme critère de sélection. Vient tout d’abord le critère géographique, proximité voire lieu au climat plus clément, cité par 48 % des résidents et 70 % des proches.

La santé n’est pas un motif de récrimination

Si la plupart des pensionnaires se disent satisfaits de leur cadre de vie, ce qui semble les mécontenter le plus est le manque de sorties. Si seuls 5% des résidents rapportent une interdiction de sortie, environ quatre sur dix disent qu’en pratique, ils ne peuvent sortir, que pour des motifs médicaux. Quant au personnel, deux résidents sur dix trouvent que leurs appels n’ont pas de réponse assez rapide, ou qu’on ne fait pas attention à leur douleur quand ils ont mal, voire que leurs problèmes ne sont pas connus. Pour autant, les soins en maisons de retraite ne semblent pas un motif si fréquent de mécontentement. Seuls 5% des personnes âgées se disent mal soignées.

Et en dépit des positions de principe, le libre choix du médecin traitant ne semble pas couler de source quand on est en EHPAD, parce que seuls 64 % des résidents déclarent qu’ils l’ont choisi d’eux-mêmes. Pourtant les gestionnaires d’établissement se défendent d’attenter au libre choix de leurs pensionnaire: 89% d’netre eux indiquent en effet que leurs personnes âgées sont libres de leur choix, complètement (84%) ou sur une liste de médeicns (5%). Les enquêteurs de la Drees avancent donc plusieurs autres explications : faible attachement au médecin qui le suivait à domicile, ou impossibilité pour le médecin traitant de continuer à suivre la personnes âgée une fois que celle-ci est rentrée en institution.

Reste que la plupart des EHPAD s’occupe de la santé de leurs pensionnaires à travers la mise en place de protocoles de suivi. Sept établissements sur dix, par exemple, ont mis en place des protocoles relatifs aux chutes. Mais la prévention, le traitement des escarres, l’incontinence, la dénutrition et la contention font souvent l’objet de suivi. Certains établissements demandent à leur personnel de suivre des formations spécifiques, par exemple sur la prévention des infections, la prise en charge de la douleur ou de la fin de vie. En outre, des activités spécifiques pour les personnes atteintes de détériorations intellectuelles sont organisées dans quelques établissements.

Giulia Gandolfi
Source : Legeneraliste.fr

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