Cancer du sein - Le "traitement en un jour", possible grâce à la radiothérapie extemporanée

Cancer du seinLe "traitement en un jour", possible grâce à la radiothérapie extemporanée

21.09.2013

Neuf centres de lutte contre le cancer sont désormais équipés de petits accélérateurs mobiles permettant d’irradier le tissus en peropératoire. La technique, qui fera l’objet d’une communication aux Journées de la SFSPM, devrait permettre à terme de raccourcir beaucoup la durée de la radiothérapie. Mais à ce stade, elle ne concerne qu’une minorité de femmes.

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    Le "traitement en un jour", possible grâce à la radiothérapie extemporanée

Une approche innovante consistant à traiter "en un jour" certains cancers du sein de petite taille et de bon pronostic sera présentée lors des prochaines journées de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) qui se tiendront du 13 au 15 novembre à Montpellier. La technique consiste à combiner chirurgie et radiothérapie est expérimentée actuellement par plusieurs centres de lutte contre le cancer en France dans le cadre d'études cliniques. La méthode, précise Claire Lemanski, oncologue radiothérapeute à l'Institut du cancer de Montpellier (ICM) - l'un des centres possédant la plus ancienne expérience dans ce type de traitement - "consiste à délivrer pendant l'intervention chirurgicale, après l'exérèse (ablation) de la tumeur, une irradiation très ciblée permettant d'épargner les tissus sains environnants".

L'intervention dure en moyenne une heure et demi et la patiente peut rentrer chez elle le soir. Une consultation post-opératoire est prévue dix jours plus tard pour faire le point et mettre en route, généralement, une hormonothérapie par voie orale. "Les avantages du traitement en un jour du cancer du sein sont nombreux. Il permet par sa simplicité de dédramatiser la maladie, d'obtenir une meilleure observance et d'augmenter l'offre de soins", explique le Dr Claire Lemanski.

Seules 10% de patientes concernées

Pas question toutefois de la proposer à n'importe quelle patiente : seuls les cancers infiltrants hormono-sensibles diagnostiqués à un stade précoce et de bon pronostic, chez des femmes ménopausées, sont concernés, soit environ 10% des 50.000 nouveaux cas de cancers du sein diagnostiqués chaque année en France. Bien que 40% des nouveaux cancers soient désormais diagnostiqués à un stade précoce, ils continuent encore souvent à faire l'objet de traitements, associant la chirurgie à six à sept semaines de radiothérapie.

Même si cela ne concerne encore que très peu de femmes, cette innovation est prometteuse. C’est l’aboutissement de nouvelles techniques mises au point ces dernières années par les radiologues, dont l'irradiation partielle accélérée du sein qui permet de traiter la glande en un nombre réduit de séances ou encore l'irradiation intra-opératoire qui consiste à délivrer une dose unique de radiothérapie pendant l'intervention chirurgicale. Moins coûteuse que la radiothérapie standard, cette dernière technique s'est développée en Italie, puis en Allemagne et en Grande-Bretagne où elle a déjà été utilisée sur plusieurs milliers de patientes.

En France, neuf Centres de lutte contre le cancer ou hôpitaux se sont dotés de petits accélérateurs mobiles qui ont permis de traiter quelques centaines de femmes, mais leur activité reste limitée en attendant les résultats d'une étude médico-économique lancée en 2011 par l'Institut national du cancer (INCa) pour évaluer le bénéfice de la nouvelle technique en termes de coûts réels (équipement, personnel et transports). Les résultats ne devraient pas être rendus publics avant l'an prochain, voire en 2015.

Source : Legeneraliste.fr
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