Nutrition - Il faut consommer du poisson... mais avec modération !

NutritionIl faut consommer du poisson... mais avec modération !

21.08.2013

Les recos de l’Agence de sécurité alimentaire tombent à point nommé, à une époque de l’année où les produits de la mer sont tentants. En résumé, dans le poisson tout est bon, et en particulier les omega 3 ! Mais pas plus de deux fois par semaine, à cause des résidus de métaux lourds, surtout pour les femmes enceintes. Dernier conseil : dans la mesure du possible, cuire "à coeur" et ne pas consommer cru, pour éviter de se faire du sushi !

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    Il faut consommer du poisson... mais avec modération !

Deux portions de poisson par semaine, mais pas plus et pas n’importe comment. Dans un avis rendu public en juillet, l’Agence de sécurité alimentaire (Anses) livre une ordonnance très détaillée sur la meilleure façon de consommer les produits de la mer, en fonction des intérêts nutritifs des poissons, mais aussi de la dangerosité des métaux lourds qu’ils absorbent et du profil du consommateur. D’emblée, l’Agence précise que sur les deux portions recommandées, il faut un poisson gras (saumon, sardine, maquereau, hareng ou truite fumée), à cause des omega 3. Précaution supplémentaire : les consommateurs sont aussi incités à manger leurs deux portions de poisson "en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche) dans le cadre d'une alimentation diversifiée".

Précautions supplémentaires pour les enfants ou les femmes enceintes

La consommation de poissons d'eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) est pour sa part limitée à 2 fois par mois pour la population générale, mais à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de trois ans, les fillettes et les adolescentes. Les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les jeunes enfants sont également invités à limiter leur consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte, loup ou bar, bonite, anguille, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon) et même à éviter celle d'espadon, marlin, siki, requin "en raison du risque lié au mercure".

L'Anses relève aussi que les produits de la mer et des rivières peuvent également être contaminés par des micro-organismes d'origine humaine ou animale, qui sont majoritairement détruits par la cuisson et met en garde tout le monde contre la consommation de produits crus ou insuffisamment cuits, qu'il s'agisse de poissons ou de coquillages. La consommation de ces produits est spécifiquement déconseillés aux populations "sensibles" (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées, ou immunodéprimées ou souffrant de pathologies comme le cancer ou le diabète), tout comme celle de crustacés décortiqués vendus cuits.

Une règle de base : congeler avant de manger cru

L'Anses rappelle enfin qu'il faut cuire le poisson de mer frais "à coeur" et qu'il faut "éviter la consommation de coquillages s'ils ne proviennent pas d'une zone d'élevage autorisée et contrôlée". Quant aux amateurs de sushis faits maison, il leur est conseillé de congeler le poisson utilisé "pendant 7 jours afin de détruire les parasites potentiellement présents".

Au-delà de sa portée pratique pour le grand public, voire pour les professionnels de santé, l’avis de l’ANSES risque de relancer la polémique sur la pollution des océans et l’exposition des Français aux polluants. Saisie il y a un an par les autorités pour faire le point, l'Agence indique avoir "étudié différents scénarios" en tenant compte à la fois des "effets bénéfiques sur la santé" de la consommation des acides gras oméga 3 et du niveau de contamination des poissons en dioxine, MeHg (mercure organique) et PCB (polychlorobiphényles) "dont l'action toxique est particulièrement importante pendant la période périnatale". Un nombre croissant d'experts s'inquiètent en effet de l'aggravation de la pollution des eaux de mer et de rivières par des produits toxiques allant des hydrocarbures aux métaux lourds : selon une étude publiée en janvier dernier juste avant l'adoption d'une Convention internationale sur le mercure, la déforestation dans le monde s'est traduite par un déversement dans les lacs et rivières de quelque 260 tonnes de mercure auparavant retenues dans les sols, tandis que les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeurs des océans ont doublé en 100 ans.

Cliquez ici pour voir le détail des recommandations de l’ANSES

Paul Bretagne
Source : Legeneraliste.fr

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