Santé publique - Le calendrier vaccinal fait sa révolution

Santé publiqueLe calendrier vaccinal fait sa révolution

19.08.2013

Moins de doses chez le nourrisson, rappel à âge fixe chez l’adulte… Le calendrier vaccinal 2013 va bien au delà du simple toilettage et remet à plat la stratégie vaccinale à la française. Avec en toile de fond une simplification notable des rendez-vous vaccinaux.

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    Le calendrier vaccinal fait sa révolution

Au fil du temps et des nouvelles recommandations le calendrier vaccinal français n’a cessé de s’étoffer et de se complexifier. Et depuis quelques années les praticiens comme les décideurs politiques plaidaient pour sa simplification. C’est désormais chose faite avec le nouveau calendrier vaccinal dont les grandes lignes ont été dévoilées en avril par le ministère.

Alors que les années précédentes, ce document procédait à des retouches sur les recommandations de vaccination, cette fois le ministère de la Santé a décidé plusieurs modifications d’envergure concernant les schéma vaccinaux. Avec un double objectif : assurer à tous les âges de la vie une protection optimale -en n’administrant que le strict nombre d’injections vaccinales nécessaires- et rendre le nouveau calendrier plus facilement lisible et mémorisable, donc applicable.

Nourrisson : le penta du 3ème mois supprimé

Les différentes vaccinations sont donc maintenus mais organisées différemment. Ainsi, la première vaccination pentavalente (anti-diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite et infections invasives à haemophilus influenzae) passe de trois injections de primo vaccination à 2, 3 et 4 mois à seulement 2 injections au deuxième et quatrième mois, avec un rappel avancé à 11 mois (contre16-18 mois jusque-là). Soit un schéma dit M2, M4, M11.

La vaccination contre l’hépatite B suit le même tempo en conservant 2 injections à 2 et 4 mois mais avec un rappel plus précoce à 11 mois (plutôt que 16-18 mois actuellement) . Soit là encore un schéma M2, M4, M11. Même chose pour la vaccination anti pneumococcique.

Ainsi en seulement 3 rendez vous vaccinaux à 2, 4 et 11 mois, le nourrisson pourra être protégé contre ces 7 valences dès l’âge de 11 mois.

Ensuite, pour la vaccination ROR l’administration de la 1ère dose se fait désormais pour tous les enfants à l’âge de 12 mois, la 2e dose étant recommandée à l’âge de 16-18 mois (M12, M16-18). Exit donc la vaccination ROR précoce dès 9 mois pour les enfants gardés en collectivité.

Enfin, la vaccination à contre le méningocoque de type C est désormais recommandée à 12 mois (plutôt qu’à 13-15 mois) avec une co-administration possible avec la 1ere dose de ROR.

Vaccinations plus précoces chez l’ado

Chez l’enfant, un rappel coqueluche est ajouté à l’âge de 6 ans, combiné à celui déjà prévu à cet âge-là contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Ensuite, le rappel Diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite , préconisé à 11 ans est maintenu mais celui de 16-18 ans est supprimé.

Enfin, l'âge pour la vaccination non obligatoire mais recommandée contre le papillomavirus (HPV) a été abaissé. "La vaccination est désormais recommandé chez les jeunes filles entre 11 et 14 ans", alors qu'avant l'âge recommandé était de 14 ans. "

Adulte : des rappels à âges fixes

Des ajustements sont introduits aussi pour les rappels de l’adulte , tout particulièrement pour les adultes avec l'instauration de rappels anti-diphtérie, tétanos et poliomyélite (dTP) à âges fixes à 25, 45 et 65 ans puis à 75 et 85 ans, qui tranchent donc avec le traditionnel rappel tous les dix ans".

Bénédicte Gatin
Source : Legeneraliste.fr

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