Les courriers de notre grande enquête - Paroles de généralistes : "DPC, l’hypothèse de sanctions évoque Kafka !"

Les courriers de notre grande enquêteParoles de généralistes : "DPC, l’hypothèse de sanctions évoque Kafka !"

17.08.2013

Notre enquête sur le DPC a suscité de nombreux courriers de médecins généralistes. Nous n’avons pu les publier toutes dans notre dernier numéro d’été. Il était temps de redonner la parole à ces confrères. Dans les commentaires qui suivent, entre incitations et sanctions, les médecins s’interrogent sur la meilleure façon de promouvoir la dynamique DPC.

  • Paroles de généralistes : "DPC, l’hypothèse de sanctions évoque Kafka !" - 1

    Paroles de généralistes : "DPC, l’hypothèse de sanctions évoque Kafka !"

Voir aussi tous les résultats de notre grande enquête sur les généralistes et le DPC

Une reconnaissance financière

Le budget global actuellement alloué par l'OGC parait plus réduit en nombre de jours de formation possible qu'auparavant : 4 en moyenne au lieu de 8 ! Une reconnaissance financière ou non, visible sur l’espace pro d’ameli.fr ou sur le site du Conseil de l’Ordre, me semble préférable à des sanctions (quelles seront-elles et qui les appliquera ?). On a vu, il y a quelques années, ce qu'il en était de l'EPP obligatoire. Nous l'avions faite dans notre cabinet de groupe et nous ne le regrettons pas car cela a pu déboucher sur un groupe de pairs !Mais combien s'y sont soumis ?

Dr Jean-Louis Autissier,Thaon-les-Vosges (Vosges)

Un encouragement aux dévissages de plaque

A Bergerac, Le nombre de médecins généralistes va être divisé par deux en trois ans. 3000 patients n'ont déjà plus de médecin traitant... Nos charges ont augmenté de 40% en quatre ans… Et je devrais quitter mon cabinet régulièrement pour des formations? Le DPC, c'est indispensable mais impossible dans le contexte actuel. Quant aux sanctions ordinales et au label type poulet fermier, ca n'aura comme effet qu'encourager les dévissages de plaques. Il faut plus de réalisme et moins de démagogie !

Dr Benoît Blanc, Bergerac (Dordogne)

Imposer un quota de journées de formation

La nature humaine étant ce qu'elle est, la mienne surtout, je pense qu'il faudrait imposer un quota de journées de formation par an (au maximum sur deux ans). Cette obligation (mal vécue par certains) permettrait de nous rendre compte de la grande force et de l'intérêt (en dehors de l'apprentissage médical) de rencontrer et d'échanger avec des confrères qui ont les mêmes préoccupations quotidiennes. Je pense que cela pourra, à terme, nous donner une force de parole auprès des institutions en nous sortant de nos cabinets et que la représentation syndicale en sortira confortée par notre implication plus importante dans le collectif.

Dr Robert Garnier, Toulon (Var)

Kafkaïen

Encore une manne qui attire les cupides. La formation continue est normale et nécessaire. Elle n'a pas besoin d'être encadrée par des administratifs. L'hypothèse même des sanctions évoque un monde où Kafka serait aux anges.

Dr Claude Le Tacon, Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)

Centre de santé

J'exerce en centre de santé, et il n'y a pas de rémunération prévue pour les formations des médecins...

Dr Elsa Pallot-Damas, La Garenne (Hauts-de-Seine)

Rémunérer en fonction de la formation

Ne pourrait-on pas imaginer de rémunérer la consultation en fonction de la formation du médecin. On pourrait, par exemple, imaginer que la consultation d'un médecin formé soit payée et remboursée sur la base de 25-27 euros en fonction de sa formation et de son ancienneté. Cela serait motivant pour que les médecins se forment.

Dr Jean-François Sayet, Bruges (Gironde)

Aumône

Devant la pénurie de remplaçants, comment conjuguer besoin des malades avec nécessité de formation ? Ce n’est sûrement pas l’aumône de quelques dizaines d’euros qui emportera la décision, sinon, peut-être celle des praticiens peu sollicités.

Dr Patrick Morille, Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne)

Pas d’obligation !

Se former de manière complémentaire et continue devrait être le reflexe de tous les médecins. Mais, en aucun cas, cela doit être imposé, ni sanctionné. Nous travaillons déjà plus de 35h/semaine...

Dr Patrick Benovici, Vincennes (Val-de-Marne)

Etre bien rémunéré

Le DPC doit être volontaire, incitatif et bien rémunéré.

Dr Nordine Hadj, Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques)

Indemnisation insuffisante

Le nouveau dispositif de DPC propose un forfait d'indemnisation insuffisant pour une année.

Dr Anna Araujo, Saint-Jacques-sur-Darnétal (Seine-Maritime)

Dix jours rémunérés !

Nous devons avoir dix journées de formations rémunérées par an.

Dr Mardoche Sebbag, Stains (Seine-Saint-Denis)

Retraite

Il faut laisser ouverte la possibilité de se former après la retraite.

Dr Gérard Corneil, Menton (Alpes-Maritimes)

Remplacement

Il est difficile de suivre des journées de formation, surtout pour les formations de 2 jours, sans l’assurance d'avoir un remplaçant.

Dr Anne Le Clech, Rosny-sur-Seine (Seine-et-Oise)

Etre indemnisé pour plus de 2 programmes par an

Il est indispensable d'avoir la possibilité de se former et d'être indemnisé davantage que pour 2 programmes par an. On est en train de décourager les médecins qui avaient pris l'habitude de se former. Le risque est que leur formation soit à nouveau dévolue à l'industrie pharmaceutique

Dr Catherine Zanutinni, Valreas (Vaucluse)

Un scandale !

Les autorités ont, pour cette année, diminué le nombre de journées de FMC indemnisées par médecin : c'est scandaleux !

Dr Sébastien Rouxel, Rennes (Ille-et-Vilaine)

Minable !

S’il faut se contenter de programmes par an indemnisés, c'est minable !

Dr Alain Beaufour, Seiches-sur-le-Loir (Maine-et-Loire)

Eclaircissements

Il serait temps d'eclaircir le montant de l'indemnisation ainsi que le nombre de jours indemnises

Dr Christiane Darrieu-Piedagnel

Fonctionnement aberrant

L’indemnisation du DPC est très mal expliquée aux médecins. Et le fonctionnement est aberrant : si vous vous inscrivez à trop de formations, c’est vous qui devez payer la différence alors qu’au départ, on est censé percevoir 3 000 euros. Pour ne pas avoir à payer un supplément, j’ai dû annuler une FMC de deux jours sur l’alimentation qui me plaisait ; et, au final, je ne percevrai que 400 euros car j’ai fait une FMC en plus, soit trois seulement… Mais où va-t-on ?

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Test

Alzheimer, la HAS plaide pour un diagnostic précoce

Comme prévu par le plan maladie neurodégénérative 2014-2018, la HAS vient de publier un guide sur le parcours de soins de la maladie d’Alzheimer. Conçu en partenariat avec le Collège de la médecine...1

[Vidéo] Sur la télémédecine, la CNAM et le SML souhaitent accélérer, la FMF freine des quatre fers

Téléconsultation

La CNAM espérait signer l'avenant conventionnel numéro 6 sur la télémédecine avant l'été. Cette ambition est aujourd'hui fragilisée. Si le... Commenter

Recommandations 2018 aux voyageurs : recul de la prophylaxie anti-palustre et vigilance extrême sur le risque d’importation de BLSE

Reco voyageurs

Même si un touriste sur 2 sera victime d’une pathologie infectieuse durant son voyage, les infections ne représentent que 1 à 3% des décès,... Commenter

QUAND LE LYME CACHE LA FORÊT Abonné

Tique

Le mois de mai marque le début du pic d’activité des tiques dans l’environnement. Que sait-on d'elles ? Quelles maladies transmettent-elles... Commenter

Pneumologie LES FORTES DOSES DE CORTICOÏDES INHALÉS DANS L'ASTHME Abonné

Inhalation

Deux articles récemment publiés dans la même édition du NEJM sur les fortes doses de corticoïdes inhalés en prévention des exacerbations... Commenter

A découvrir