Sondage - L’ordonnance de vos patients pour le système de santé

SondageL’ordonnance de vos patients pour le système de santé

16.08.2013

A l’heure de la crise, les Français sont bien contents d’avoir un système de soins comme le leur. Mais la plupart redoutent sa dégradation et une partie de plus en plus importante a été amenée à renoncer aux soins ces derniers mois. En outre, même s’ils sont prêts à faire des efforts eux-mêmes, ils sont toujours majoritaires pour dire que les gains de productivité doivent d’abord venir des profesionnels de santé !

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    L’ordonnance de vos patients pour le système de santé

Les Français sont en majorité satisfaits du système de santé, mais ça ne veut pas dire qu’ils sont optimistes. Selon le Baromêtre Deloitte/Harris Interactive rendu public jeudi, plus des 2/3 de nos concitoyens estiment en effet que la France offre un accès facile aux soins médicaux et une majorité est satisfait de ce que rembourse la Sécu (54%) ou les complémentaires (83%). A noter aussi que respectivement 7 et 8 Français sur dix ont une bonne perception du fonctionnement et de la qualité du système de soins. Pour autant, ils sont 68% à penser que la qualité du service se détériore. Et surtout, alors que les trois quarts des sondés font le constat d’une augmentation de leur reste à charge au cours des douze derniers mois, 70% ne se sentent pas prêts à faire face à une augmentation de leurs dépenses de santé.

De multiples causes de renoncement aux soins

Symptômatique de ce désenchantement est le comportement des assurés ces derniers temps : si on en croit l’enquête, 48% ont renoncé à des soins l’an passé. Ce taux peut bien sûr étonner. Il s’explique en fait par des raisons fort différentes. Pour 30% des Français, c’est le coût des soins qui est la cause de ce report, ce que l’on savait déjà. Pour 27%, cela semble de près ou de loin lié à la crise de la démographie médicale : 16% évoquent en effet le délai de rendez-vous, 7% le fait de n’avoir pas trouvé le professionnel adéquat et 4% l’éloignement géographique. Enfin, la vie trépidante que mènent de plus en plus de gens explique en partie les soins différés : 15% des sondés rapportent qu’ils ont tout simplement manqué de temps pour se soigner.

L’étude montre aussi que, face au gouffre de la Sécu, les Français ont évolué. 35% d'entre eux se disent désormais prêts à augmenter leurs cotisations pour réduire le déficit de l'Assurance maladie, ce qui est le signe d’un changement certain des mentalités. Pour autant, même si l’enquête montre que 83% des assurés sont prêts à jouer «systématiquement» le jeu des génériques et 68% l’automédication, l’immense majorité semble encore attendre des efforts des blouses blanches.

Les efforts, attendus surtout des acteurs de santé

Les trois quarts des sondés (72%) jugent en effet que «les coûts du système de santé peuvent être réduits sans dégradation de la qualité»... et, disant cela, leurs regards se tournent d’abord vers les producteurs de soins. Qui doit s’engager en priorité pour réduire les coûts du système de santé ? Les industriels des produits de santé, pour 73% des sondés, les professionnels de santé pour 72% et les patients pour 46% seulement...

Au total, ce baromêtre annuel montre tout de même une évolution sensible des mentalités par rapport aux précédentes éditions. Les Français semblent avoir compris que le système ne peut plus fonctionner comme ça sans risquer la faillite. Mais, quoique plus lucides, visiblement les assurés ont encore du mal à balayer devant leur propre porte. Enfin, attention au ras-le-bol de certains : 26% des Français se disent aujourd’hui prêts à ne plus adhérer au système de base de l'Assurance maladie pour évoluer vers un système 100% privé...

Sondage réalisée par internet du 7 au 18 février auprès d'un échantillon de 2.000 répondants représentatif des Français de 18 ans et plus.cca/jg/phc
Paul Bretagne
Source : Legeneraliste.fr
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