Les courriers de notre grande enquête - Paroles de généralistes : "DPC, veut-on faire disparaître les petites associations ?

Les courriers de notre grande enquêteParoles de généralistes : "DPC, veut-on faire disparaître les petites associations ?

15.08.2013

Notre enquête sur le DPC a suscité de nombreux courriers de médecins généralistes. Nous n’avons pu les publier tous dans notre dernier numéro d’été. Il était temps de redonner la parole à ses confrères. Cette semaine, c’est le sort de la FMC de terrain qui suscite commentaires et suggestions. Que vont devenir les petites associations ? Nombre de praticiens s’inquiètent.

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    Paroles de généralistes : "DPC, veut-on faire disparaître les petites associations ?

Voire aussi les résultats de notre grande enquête sur les généralistes et le DPC

Le coté convivial de la FMC a disparu

J'ai participé à de nombreuses FMC. C’était convivial et très enrichissant. Aujourd’hui, on me propose beaucoup de formations sur Internet, mais avec des médecins que je ne connais pas et des experts qui ne font pas partie de notre région… La FMC donnait l'occasion de se connaître entre nous... On a beaucoup perdu depuis l'arrivée du DPC.

Dr Valérie Tsin, Amiens (Somme)

La peur de la professionnalisation

En temps que président d'une association locale de 40 médecins, je m’ interroge sur notre avenir alors que nous nous formons une fois par mois confraternellement depuis plus de 30 ans. Nous redoutons clairement la professionnalisation des confrères formateurs, véritable source de réorientation financière pour un certain nombre d'entre eux « sous-marinés » par des organisations syndicales.

Dr Jean-Louis Clouet, Les Sorinières (Loire-Atlantique)

Convivialité

Cela fait près de 30 ans que notre FMC fonctionne à raison de deux séances par mois en moyenne. Nous choisissons les sujets et l'intervenant ; cela se termine par un bon repas, le tout financé par un labo qui sait toujours rester discret. Bref, nous joignons l'utile à l'agréable! Et j'espère que notre formule qui a fait ses preuves pourra perdurer car il ne faut jamais oublier l’importance du côté convivial.

Dr Jean-Marie Guérinier, Mansle (Corrèze)

Cas cliniques

Le problème de l'évaluation, c'est l'obligation d'avoir un nombre suffisant de cas cliniques correspondant au programme. J'ai renoncé à des FMC sur des pathologies que je ne vois que très rarement mais pour lesquelles j'aurais aimé avoir une formation… Il n’y a pas de solution et c'est, à mon avis, l'écueil majeur de ce type de FMC.

Dr Patrick Sarreo, Bourg-Madame (Pyrénées-Orientales)

Des efforts pas reconnus

Je regrette l'absence de prise en compte des efforts réguliers de formation réalisée par le biais des associations locales de FMC.

Dr Jean-Pierre Lagrosse, Brest (Finistère)

Diversification des formations réduite

L'arrivée du DPC a considérablement réduit la diversification des formations conventionnelles. Certaines associations reconnues par le CNFMC ne le sont plus par le CNDPC, c'est inadmissible.

Dr André Lecareux, Aumale (Seine-Maritime)

Soirées de formation

Les soirées des Associations et amicales avec le soutien des labos doivent être maintenues.

Dr Isabelle Gautier, Paris (XVe)

Efficacité

Que cherche-t-on ? Faire disparaitre les associations de formation indépendantes, mais efficaces !

Dr Jean-Michel Jourdin, Vignacourt (Somme)

Manque de considération

Vu mon espérance de vie en exercice (moins d’un an, je n'adhère plus à l’association départementale de FMC. Pourtant, je l'ai fait pendant toute ma carrière et je déplore que cette FMC régulière (1 à 2 soirée par mois) n'ait jamais été considérée. A tort ou à raison, je pense que mes connaissances ont peu de chances de se périmer en un an. Enfin l'horaire tardif de mes fins de journée ne me permet plus d'arriver à l'heure aux réunions... Bon courage aux jeunes s'ils se décident à travailler à notre place (je cherche en vain un successeur depuis bientôt 3ans, même gratuitement, personne ne veut venir...). Bref, j’ai un grand sentiment d’amertume.

Dr Bernard Dauptain, Pamiers (Ariège)

Une formation libre et volontaire

La FMC doit être libre et volontaire depuis 32 ans que je suis installée. Je fais de la FMC dans un club où nous choisissons ensemble sujets et intervenants. Je pense que les thèmes imposés par l'Etat ou la CPAM ne correspondent pas forcement nos préoccupations quotidiennes.

Dr Thérèse Buissart, Isbergues (Pas-de-Calais)

Pas besoin des obligations de l’Etat

On a déjà une FMC dans la commune depuis 1986 (10 séances par an) et qui fonctionne assez bien. Nous n’avons pas attendu les « obligations » d'Etat et nous sommes trois maitres de stage…

Dr Didier Saboureault, La Ferté-Bernard (Sarthe)

La disparition de la confraternité

J'ai fait de la FMC dans mon département pendant 40 ans, bien avant l’apparition d’Internet. C'était à la demande des confrères locaux, avec la participation des labos, et avec les nouveaux confrères spécialistes qui participaient gratuitement. C'était très souvent de bonne qualité et, surtout, très confraternel. Cela permettait de rencontrer ses confrères, de les connaître et de lier de solides amitiés. Ce temps là est révolu, les confrères sont devenus des collègues qui ne se connaissent plus et passent malgré eux des journées impersonnelles pour emmagasiner des points obligatoires. Avant, pour déplacer les confrères, il suffisait de leur offrir un bon repas après la séance de FMC, maintenant il faut les payer ! Et on parle de faire des économies… Et les labos sont devenus des pourris et les restaurants ferment leur porte. Sainte ARS, hélas, nous gouverne et le médecin ne décide plus de rien, même pas de sa formation. Pauvres de nous...

Dr Noël Toutenu, Offemont (Territoire de Belfort)

Outil cassé

En Bretagne, nous avions une FMC performante. L'usine à gaz que représente le DPC va casser un outil performant sans le remplacer…

Dr Gilles Hamon, Trelivan (Côtes-d’Armor)

Agréer les petites associations

Si on veut un maximum de formés il faudra agréer les petites associations locales qui existent depuis longtemps et permettent aux zones démédicalisées – comme le Cher – de pouvoir pratiquer le DPC.

Dr Jean-Marie Rivière, Bourges (Cher)

Question de bon sens

J'adhère actuellement a plusieurs organismes de FMC, mais aucun n'est reconnu pour le DPC. Installé depuis 33 ans, j'ai toujours participé a des FMC, c'est une question de bon sens. J'y rencontre en général tous mes confrères et je ne comprend pas bien cette insistance de vouloir rendre obligatoire cette FMC qui s'impose de fait à des gens responsables, surtout dans une profession comme la nôtre. Serions nous irresponsables ?

Dr Jacques Perrin, Tours (Indre-et-Loire)
Source : Legeneraliste.fr

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