Bénéfices - 2012, mauvais cru pour les revenus des médecins libéraux

Bénéfices2012, mauvais cru pour les revenus des médecins libéraux

26.07.2013

2012 aura été une année sans pour les généralistes comme pour les spécialistes. Selon les chiffres issus des AGA, la plupart des disciplines médicales ont fait une année médiocre ou mauvaise. En cause, une activité atone et un exercice sans grosses revalorisations. Il se confirme en revanche que les remplaçants en médecine générale tirent bien leur épingle du jeu.

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    2012, mauvais cru pour les revenus des médecins libéraux

C’est une année que les médecins libéraux vont vite devoir oublier... Les estimations de l’UNASA que nous sommes en mesure de révéler confirment que 2012 aura été un bien médiocre exercice pour la médecine libérale en général et pour la plupart des spécialités. Fin juin, Le Généraliste avait déjà annoncé la mauvaise nouvelle aux médecins de famille (voir l’analyse détaillée de 2012 pour la médecine générale). Faute de revalorisations conséquentes et faute d’activité soutenue l’an passé, les généralistes ont terminé l’exercice sur une croissance zéro tristounette pour leurs recettes, qui s’est traduit par une baisse de 1,7 % pour leurs revenus. Cela fait de 2012, la pire de ces sept dernières années pour les 19 135 généralistes adhérents d’une AGA de l’UNASA(voir infographie).

La situation n’est guère plus enviable pour les autres spécialistes libéraux. La majorité des disciplines voient en effet leur chiffre d’affaire reculer l’an passé (voir notre infographie discipline par discipline) et toutes, sauf deux -gastro-entérologie et psychiatrie- font un score 2012 inférieur à celui de 2011. Ce sont les pneumologues qui s’en sortent le mieux (+3% après + 4,6% en 2011), suivis des gastro-entérologues (+ 2,7% après + 1,9%), des anesthésistes (+2% après +3,4%), des psychiatres (+1,6% après +0,3%) et des ophtalmologistes (+ 0,9% après 2,1%). Toutes disciplines qui ont réussi à quelque chose près à conserver leur pouvoir d’achat l’an passé, mais pas davantage compte tenu d’une inflation autour de 2% cette année-là. La petite embellie de la psychiatrie s’explique bien sûr par l’augmentation du Cpsy et de la création d’un C d’urgence en psychiatrie en mars 2012. Mais, curieusement, d’autres disciplines revalorisées elles aussi à la même échéance n’ont pas constaté de progression dans leur bénéfice 2012. C’est le cas de l’endocrinologie (-3,7%) qui a pourtant bénéficié l’an passé de l’extension de la MCE aux diabétiques, de la pédiatrie (-3,2%), dotée d’une majoration plutôt bien négociée sur les consultations des 2-6 ans ou encore des dermatos (-0,2%), qui peuvent se prévaloir depuis le printemps 2012 d’une consultation majorée pour le dépistage du mélanome et d’un FSD (forfait sécurité dermatologie) relevée à 40 euros.

Seule maigre consolation pour ces médecins : le reste des spécialités les suivent dans la descente. Le dérapage est contenu pour les rhumatologues (-1,4%) ou les cardiologues (-1,6%), plus prononcé pour les ORL (-2,4%) et les chirurgiens (-2,7%). Et c’est une vraie dégringolade pour les gynécos-obstériciens (-3,3%) ou gynéco-médicaux (-5,2%) et pour les radiologues (-5,8%); ces derniers enregistrant bien sûr l’effet négatif des baisses de tarifs. Dans ce climat dépressif, à noter enfin que les MEP boivent eux aussi le bouillon : - 2,4% pour les homéopathes, - 7,4% pour les acupuncteurs. Il se confirme en revanche que les remplaçants tirent bien leur épingle du jeu : les 1500 remplaçants généralistes affiliés à l’UNASA voient leur bénéfice 2012 croître de 3,4%, soit le double de progression du médecin généraliste installé ! Enfin, en comparaison, on relèvera des scores honnêtes pour les paramédicaux : +2,1% pour les kinés, + 1,9% pour les infirmières.

2012 marque donc un mauvais cru pour de nombreuses disciplines médicales. Les mauvais résultats de 2012 sont à mettre en lien avec une activité atone déjà relevée par la cnamts fin 2012. Stagnation pour les spécialistes et baisse d’activité pour les généralistes qui se conjuguent avec une absence de revalorisation de la plupart des lettres clés dont le Cs et le C. C’est vrai en particulier pour la médecine générale, qui est tombée de haut, car, dopée par le C à 23 euros en 2011, elle avait fait au contraire cette année-là, la course en tête en marquant la plus forte progression de revenus des médecins libéraux… C’était il y a deux ans...

Les statistiques 2012 de l’UNASA ont été établies sur la base des déclarations de résultats de 32 624 médecins libéraux adhérents dans 74 AGA. L’évolution des revenus 2012, par rapport à 2011 a été calculé à effectifs constants, soit à partir des déclarations de 445 anesthésistes, 784 cardiologues, 883 chirurgiens, 715 dermatologues, 94 endocrinologues, 331 gastro-entérologues, 433 gynécologues-médicaux, 889 gynéco-obstétriciens, 16 358 médecins généralistes, 950 ophtalomolgistes, 440 ORL, 642 pédiatres, 198 pneumologues, 746 psychiatres, 519 radiologues et 409 rhumatologues.
Paul Bretagne
Source : Legeneraliste.fr

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